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Métamorphoses de la politique

février 2012

#Divers

Ma génération avait une conception ambitieuse de la politique. Elle a milité pour une transformation de la société et s’est mobilisée pour de grandes causes : décolonisation, autogestion, Europe, désarmement nucléaire, aide au tiers monde.

Ces objectifs étaient les bons. La décolonisation n’avait que trop tardé. La redistribution des pouvoirs au profit des niveaux les plus proches possibles des acteurs sociaux était une exigence démocratique et fonctionnelle. Le désarmement nucléaire était (et reste) le moyen pertinent d’empêcher la prolifération et la catastrophe finale. L’Europe était à la fois la voie de la paix sur notre continent et de la construction d’un ensemble fédéral adapté aux nouveaux équilibres mondiaux. L’aide au tiers monde était une forme d’internationalisme contribuant à la lutte contre la pauvreté et au développement de nouveaux partenaires.

Certes, ces objectifs ne pouvaient être atteints que dans le moyen et le long terme. Ils impliquaient des compromis (il y en a de bons et de mauvais)… et des compromissions. Il fallait verser du vin nouveau dans les outres de la Ve République et contou

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