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La finance est aussi une question démocratique

novembre 2010

#Divers

Il est un lieu commun, proclamé à droite, chuchoté à gauche : dans les sociétés modernes, les problèmes sont devenus si complexes que toute approche démocratique est exclue. L’attitude réaliste consisterait à bien choisir des experts et des spécialistes, en fonction de leur formation, de leur expérience et accessoirement de leur couleur politique et à leur faire confiance.

L’exigence du secret, liée à la complexité, afin d’éviter les effets pervers, blocages politiques et réactions publiques nuisant à l’efficacité, renforcerait la nécessité d’exclure du circuit les instances démocratiques.

La finance et les choix démocratiques

La finance est le domaine par excellence de la complexité et du secret, où la démocratie est bannie sous toutes ses formes. Les parlements sont silencieux, à l’exception des aspects fiscaux et de l’épargne. Les banques centrales se taisent ou récitent des propos convenus. Les gouvernements finissent par se ranger à l’avis d’une majorité d’experts et ceux qui font preuve d’indépendance sont généralement punis (mais pas toujours).

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