Dans le même numéro

L'impératif écologique

décembre 2009

#Divers

La question environnementale a changé : il ne s’agit plus de s’inquiéter des impacts d’une série de pollutions localisables ou isolables, c’est désormais l’intensité des prélèvements de matières et d’énergie qui est excessive et touche aux limites de la biosphère. Mais prendre en compte la limitation nécessaire de nos activités touche désormais au coeur même du fonctionnement de nos sociétés.

Les problèmes d’environnement ne remontent pas aux années 1960. Les sociétés historiques n’ont cessé de susciter des dégradations diverses du milieu naturel puis de tenter d’y réagir avec plus ou moins de bonheur. Les questions de déforestation, de dégradation ou de perte des sols, de qualité de l’air et de l’eau, de pestilence, de bruit, etc. sont récurrentes. Les difficultés rencontrées ont même pu connaître un cours tragique. Jared Diamond a publié il y a quelques années un best-seller mondial où il dressait notamment l’inventaire des civilisations qui s’étaient effondrées en raison de leur incapacité à répondre à des pressions écologiques : les Mayas, les Pascuans, les Anasazis du Chaco Canyon, les établissements danois du Groenland, etc.1. Il est même loisible, si l’on veut

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Dominique Bourg

    Philosophe, son travail est consacré à notre relation à l’environnement et aux questions écologiques, à l’évaluation des choix technologiques et des risques, au débat public et à la démocratie participative. Il est professeur à l'Université de Lausanne (Institut de Géographe et de Durabilité) et membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme. Il dirige…

Dans le même numéro

Autour de Copenhague, l'impératif écologique
Changer les comportements : une utopie ?
La fin du productivisme et le déphasage de la gauche
Eco-métropole et ville durable, un nouvel urbanisme ?