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Si Tel-Aviv nous était contée

Les méduses, de Etgar Keret et Shira Geffen

Tel-Aviv est en train de (re)devenir une ville de cinéma : une ville où des films sont produits, tournés et à laquelle les films confèrent en retour une existence à l’écran. Après l’image qu’en donnèrent les cinéastes de la « Nouvelle Sensibilité » dans les années 1960-1970, on a surtout vu en France les splendeurs et les mystères de Jérusalem, sondés par Amos Gitaï (News from Home 2005, Une maison à Jérusalem 1998, Kadosh 1998, Berlin-Jerusalem 1989, House/La maison 1980), Elia Suleiman (Chronique d’une disparition 1996, Intervention divine 2001), Raphaël Nadjari (Tehilim, 2007). Aujourd’hui des cinéastes auscultent le poumon économique d’Israël en s’affrontant aux tensions qui traversent la société israélienne. À l’écran, Tel-Aviv concentre bon nombre des maux dont souffre le pays : pauvreté, prostitution, inégalités, racisme, insécurité. Le regard des cinéastes sur la ville fait apparaître des mécanismes violents, qui régissent les rapports entre communautés, entre hommes et femmes, entre patrons et employés. En 1992, La vie selon Agfa d’Assi Dayan sonnait comme un avertissement. Les personnages déboussolés rencontrés dan

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Élise Domenach

Maître de conférence en études cinématographiques à l’Ecole normale supérieure de Lyon, elle est notamment l’auteure de Stanley Cavell, le cinéma et le scepticisme (PUF, 2011).

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