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Entre Mondial et mondialisation : des cartons rouges en pagaille

par

Esprit

Pendant quelques semaines de l’an 2006, la France entière n’aura eu qu’un mot à la bouche, le « Mondial ». Grâce à une dramaturgie qu’aucun scénariste n’aurait prévue – la guerre initiale des jeunes et des vieux, des sportifs issus de la banlieue sur le terrain après les révoltes de l’automne 2005, la Guadeloupe au premier plan par le biais de Thuram, les tensions visibles entre le coach, l’équipe et les médias, la sanctification d’une icône qui finit mal avec son carton rouge, le village algérien de Zidane au diapason alors que le président Bouteflika appelle la France postcoloniale à la repentance... –, les Français ont vécu, entre enthousiasme et déception, avec des joueurs « mondialisés » qui sont, pour certains d’entre eux, des multinationales et des valeurs privilégiées par les hedge funds. Entre local et global, le fameux « glocal », le pays s’est projeté ailleurs et a rêvé à une victoire « mondiale ».

Pendant ce temps, dans un climat de discrétion obligée pour cause de Mondial, l’Ump et le Parti socialiste ont l’un et l’autre présenté leur projet à destination des militants. Mais – faut-il en être surpris ? –, dans les deux cas, on ne s�

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