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Incontrôlable capitalisme occidental ?

par

Esprit

octobre 2007

Moment de panique à la Bourse au milieu de l’été : « Il n’y avait plus aucun acheteur sur le marché. » Les professionnels ne s’attendaient pas à ce que la liquidité qui coulait à flots s’assèche et que les robinets se ferment. Impossible de trouver un nouveau prêteur susceptible de faire crédit puisque la hausse des prix n’était plus là pour permettre l’expansion du crédit. Cette absence brutale de liquidité tient à deux phénomènes : une prise de risque excessive et une vitesse de rotation accélérée des liquidités qui sont, l’une et l’autre, caractéristiques de la libéralisation financière à l’échelle mondiale. Les fonds incriminés étaient dangereux car ils brouillent l’information : les produits de « titrisation » mélangeaient des crédits explosifs – les crédits hypothécaires à risque (subprime mortgage) consentis à des ménages peu solvables aux États-Unis – et des crédits de bonne qualité. Les théorèmes mathématiques les plus sophistiqués ou l’avis des agences de notations ne permettaient plus de distinguer les bons et les mauvais risques. Les marchés financiers sont donc paradoxaux puisqu’ils réclament des certitudes et des informations tout en fonçant tête baissée vers les risques les plus dangereux. Plus grave encore, depuis le début de l’ère Greenspan (198

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