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Les pièges de l'alternative

mars/avril 2017

#Divers

Alors que l’échéance présidentielle en France approche, il faut garder à l’esprit les surprises électorales de ces derniers mois, au Royaume-Uni, aux États-Unis ou encore en Italie. Un vent de révolte populaire souffle dans les urnes, contre l’idée qu’il n’y aurait d’autre alternative que de s’adapter à la mondialisation conduite depuis les années 1990, dans le sillage des politiques de déréglementation et de financiarisation de l’économie engagées par Margaret Thatcher et Ronald Reagan. Obstinées et tenaces dans leur volonté de ne pas se laisser dicter une pensée unique et d’exprimer leur colère face à un ordre qui les dessert, des majorités diverses ont préféré, pour secouer le système, faire des choix improbables et inquiétants, ouvrant une période de trouble et d’incertitude pour les démocraties occidentales et pour le monde. Plutôt que s’attaquer à la source du mal, ces insurrections électorales semblent plutôt l’avoir aggravé, en menaçant l’Europe d’éclatement et en mettant fin aux tentatives de régulation de la mondialisation de l’ère Obama.

À présent que Donald Trump est bel et bien le président des États-Unis élu régulièrement, l’« alternative » est revendiquée, haut et fort. L’existence de �

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