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Silence, on bouge ! (Introduction)

janvier 2007

#Divers

L’hôpital public est un objet d’étude paradoxal. Il est le service public le plus apprécié des Français comme le rappellent souvent des enquêtes d’opinions qui disent la satisfaction des usagers. Le citoyen semble même prêt, contre toute attente et contrairement à son opinion générale sur d’autres dépenses collectives, à y consacrer toujours plus de moyens, toute contrainte financière étant envisagée comme du cynisme politique ou administratif face à la maladie et à la souffrance. Cette popularité de l’hôpital est confortée sur nos petits écrans, plusieurs soirs par semaine, par des téléfilms, des fictions ou des documentaires presque toujours enthousiasmés par le dévouement des personnels, les enjeux technologiques ou les dilemmes éthiques face à la vie et à la mort. Bien que souvent caricaturale, la présentation du monde hospitalier y est presque toujours très positive. Les infections nosocomiales – ainsi que se nomment les maladies acquises au détour d’un séjour à l’hôpital – font figure d’exception dans ce concert de louanges télévisuelles. Si l’on parle beaucoup de l’hôpital, c’est pourtant dans un certain silence que les professionnels eux-mêmes assimilent des changements de pratiques et d’organisation dont il nous semble important de prendre ici la mesure.

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François Crémieux

Directeur général adjoint de l'AP-HP, particulièrement engagé avec la revue lors des guerres balkaniques, comme casque bleu en Bosnie puis président de l'association Paris Sarajevo Europe, et au Kosovo dans le cadre de la mission des Nations-unies, où il a été directeur de l'hôpital de Mitrovica. Il est l'auteur, avec Marc Benda, de Paris-Bichac (Michalon, 1995)…

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