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Dans le même numéro

Google et les éditeurs

mai 2011

#Divers

Lorsqu’en 2004 – il y a des lustres à l’heure de l’internet –, Google lance Google Print, rebaptisé Google Book Search fin 2005, l’entreprise met en place une opération de numérisation de millions de livres afin de créer une vaste bibliothèque numérique à partir des fonds de grandes bibliothèques universitaires américaines et anglaises, auxquelles se joindra notamment la bibliothèque de Lyon. La numérisation de masse d’ouvrages sous droits ou d’ouvrages tombés dans le domaine public devait permettre d’atteindre très rapidement une taille critique qui ferait de Google Books un outil incontournable de la recherche de livres et de la lecture.

La mise à disposition gratuite de ces ouvrages s’inscrit dans le projet de Google de couvrir tous les champs de la connaissance et doit générer du trafic directement ou indirectement (par des effets de notoriété) dont on sait qu’il est la source de la collecte de recettes publicitaires. L’opération rencontra les intérêts des lecteurs et des chercheurs, heureux de pouvoir puiser dans un catalogue disparu et de bénéficier d’une diffusion alliant l’immédiateté, l’objectif d’exhaustivité et la gratuité. De leur côté, les auteurs de livres qui ont cessé d’être commercialisés pouvaient se réjouir de cette éventuelle résurrection de leurs œ

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Françoise Benhamou

Ses travaux sur l’économie de la culture donnent un regard aigu et très informé sur les secteurs de l’édition (voir notre numéro spécial « Malaise dans l’édition », juin 2003), du cinéma et du numérique. Cette connaissance des mécanismes économiques nourrit aussi son analyse critique de la politique culturelle française, en ce qui concerne aussi bien les musées, la démocratisation des publics que…

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