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Le Nom des gens, une anthropologie de la grippe aviaire

février 2011

#Divers

Le Nom des gens1 débute par un événement en apparence absurde : un homme (Jacques Gamblin) parle sur France Inter des risques de contagion par la grippe aviaire ; une femme (Sarah Forestier) entre sur le plateau en hurlant : « Arrêtez de nous faire chier avec la grippe aviaire ! Vous voulez qu’on ait peur des canards, et après, qu’on chasse les immigrés ? » L’homme et la femme se retrouvent à la sortie du studio, et commence une histoire d’amour à la fois drolatique et passionnée. Cette romance est pour le cinéaste, Michel Leclerc, l’occasion de révéler les catastrophes constitutives de la subjectivité française des années 2000, dans une synthèse étourdissante que permet la narrativité cinématographique.

La rencontre entre ces deux personnages est en effet un de ces événements improbables que seule la fiction rend possible. L’homme travaille pour l’Office français des épizooties : il parcourt les fermes et les marais à la recherche d’oiseaux morts pour dépister leurs virus. Son père est un ancien responsable d’une centrale nucléaire, qui a gardé de ses fonctions un besoin obsessionnel de contrôle – il ne part pas en vacances sans vérifier trois fois que les portes sont fermées – et une passion pour les objets technologiques de pointe. Il

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Frédéric Keck

Frédéric Keck est un historien de la philosophie et anthropologue français. Après son entrée au CNRS en 2005 il a effectué des enquêtes ethnographiques sur les crises sanitaires liées aux maladies animales. Il dirige le Laboratoire d'anthropologie sociale depuis le 1er janvier 2019. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Avian Reservoirs (Duke University Press Books, 2020). …

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