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Le tirage au sort : une approche démocratique

août/sept. 2011

#Divers

Mécanisme d’apparence simple, le tirage au sort se décline en de multiples variantes. Celles-ci ne sont pas toutes favorables à des choix démocratiques. Il convient donc de distinguer parmi les nombreux usages possibles ceux qui peuvent être utiles pour tirer parti de l’impartialité, de l’égalité et de la sérénité que la procédure peut apporter.

Le tirage au sort est un mécanisme et, plus précisément, un mécanisme pouvant être inclus dans une procédure au point de définir l’un des traits principaux de cette procédure1. Deux usages, pour l’essentiel, en sont faits : pour désigner des personnes, pour attribuer des biens. Dans ces rôles le tirage au sort peut être utilisé seul ou compléter d’autres procédures : le vote, les enchères (ou le marché), les liens de parenté (l’hérédité principalement) et, enfin, toutes les autres formes de nomination et d’attribution qui n’entrent pas dans ces premières catégories. La dernière catégorie, plutôt résiduelle, regroupe des formes de sélection sans mécanisme très spécifique : cooptations diverses, nominations discrétionnaires, recrutements (depuis les concours administratifs jusqu’aux embauches personnalisées), adhésions soumises à

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Gil Delannoi

Spécialiste de l'histoire des idées et de la pensée politique (CEVIPOF, Sciences Po Paris), il se consacre aux formes de délibérations démocratiques, sans se limiter à la sphère institutionnelle parlementaire. C'est pourquoi il travaille sur le sujet du tirage au sort comme nouvelle pratique démocratique. Il s'inquiète aussi de l'accélération des sociétés contemporaines et de ses effets sur notre…

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