Taïwan, une littérature du tremblement
Longtemps marginale dans l’espace éditorial français, la littérature taïwanaise connaît depuis une vingtaine d’années une visibilité accrue, souvent lue à travers le prisme géopolitique. La traduction et la circulation internationale permettent de la lire dans toute son épaisseur : non comme un simple instrument politique, mais comme un espace critique et sensible, attentif aux tensions du monde contemporain.
Il y a encore une vingtaine d’années, la présence de la littérature taïwanaise dans le paysage éditorial et critique français relevait de l’exception, voire de l’impensé. L’attention récente que lui consacre la presse française, comme en témoigne un article de Frédéric Lemaître dans Le Monde du 29 juin 20221, marque à cet égard une étape significative : la littérature taïwanaise est désormais perçue comme un champ capable de s’imposer sur la scène internationale et de dialoguer avec les grandes questions du monde contemporain. L’analyse proposée par le journaliste est juste à bien des égards. Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, la circulation internationale des œuvres participe d’une diplomatie culturelle qui ne peut être ignorée, constituant parfois l’un des rares terrains d’affleurement où Taïwan parvient à se rendre visible dans l’espace international.
Mais s’en tenir à cette seule grille de lecture reviendrait à lisser le relief de la littérature produite à Taïwan. La réduire au miroir d’un rapport de force géopolitique, ou à un simple instrument d’affirmation nationale, ferait perdre de vue ce qui en constitue la singularité profonde. Si la reconnaissance actuelle doit beaucoup à des politiques culturelles volontaristes, elle repose aussi sur une dynamique interne : le choix, pour nombre d’écrivaines et d’écrivains taïwanais, de s’adresser au monde, de se dégager des assignations identitaires ou géopolitiques et de faire de la littérature un espace autonome d’exploration formelle et sensible. Cette visibilité nouvelle s’inscrit ainsi dans un double déplacement du regard : en France, Taïwan est de plus en plus reconnue autrement que comme une simple périphérie de la Chine, dans sa complexité historique, culturelle et linguistique, grâce en partie aux efforts de plusieurs générations de traducteurs et traductrices, et de chercheurs et chercheuses2 ; à Taïwan même, l’histoire littéraire est désormais assumée dans sa pluralité, ses fractures et ses héritages contradictoires.
Formation d’une littérature taïwanaise
Jusqu’à une période relativement récente, l’existence même d’une « littérature taïwanaise » à part entière constituait un objet de débat, y compris à Taïwan. Qu’est-ce que la littérature taïwanaise, et où en tracer les frontières ? La question n’allait pas de soi, tant elle engageait des enjeux historiques, linguistiques et politiques complexes. Elle touchait à la fois au rapport à la Chine, à l’héritage colonial japonais, à la pluralité des langues de l’île et aux usages concurrents de la mémoire. La levée de la loi martiale en 1987 constitue à cet égard un tournant symbolique et intellectuel décisif.
Comme l’a formulé la même année Yeh Shih-tao (葉石濤), écrivain et figure majeure de la critique littéraire taïwanaise, penser une première tentative d’histoire de la littérature taïwanaise revenait désormais à assumer une manière spécifique de « parler de Taïwan », à partir du « terroir » (鄉土), d’une expérience située et de la mémoire locale, sans subordonner cette parole à un centre extérieur. La littérature taïwanaise moderne s’enracine certes dans un terrain culturel constitué de pratiques lettrées en chinois classique développées dès la période impériale des Qing (fondée en Chine en 1644) – poésie, essais, chroniques locales, écrits moraux ou historiques produits par des lettrés migrants ou installés sur l’île. Toutefois, ces productions restaient largement intégrées à l’horizon culturel continental et exercèrent peu d’influence sur la formation d’une littérature spécifiquement taïwanaise, qui ne se pensait pas comme l’expression d’une subjectivité ou d’un espace distinct.
Une rupture décisive intervient à partir de 1895, avec l’entrée de Taïwan dans l’empire colonial japonais. Ce basculement politique, linguistique et institutionnel ne constitue pas seulement une césure historique : il crée les conditions d’émergence d’une modernité littéraire propre, en imposant de nouveaux cadres scolaires, éditoriaux et linguistiques. Si l’île est aussi le lieu de riches traditions orales autochtones, celles-ci restent largement en dehors des dispositifs qui structurent la littérature écrite moderne et demeurent marginalisées dans le champ littéraire en formation.
C’est dans ce contexte colonial, marqué par la superposition de plusieurs régimes culturels, qu’au début du xxe siècle Taïwan est traversée par des débats analogues à ceux qui agitent la Chine à la suite du mouvement du 4 mai 19193 : remise en cause du chinois classique, promotion de la langue vernaculaire, réflexion sur les formes littéraires les plus aptes à exprimer la modernité. À Taïwan, ces débats prennent cependant une configuration spécifique. La langue japonaise s’impose progressivement comme langue littéraire dominante, tandis que les langues dites « locales », en particulier le taïwanais4, introduisent une différenciation décisive, ancrée dans la réalité sociale et linguistique de l’île.
Ces tensions se reflètent directement dans les pratiques d’écriture de la période coloniale japonaise (1895-1945). Les écrivains et écrivaines taïwanaises produisent d’abord majoritairement en chinois, avant de passer presque exclusivement au japonais sous l’effet des politiques linguistiques et de la militarisation progressive du régime. Cette période voit émerger des figures fondatrices telles que Loa Ho (賴和), souvent considéré comme le père de la littérature taïwanaise moderne, mais aussi Yang Kui (楊逵), Lu Ho-jo (呂赫若) ou Lung Ying-tsung (龍瑛宗)5. Les œuvres de cette époque couvrent un large spectre idéologique : critiques explicites ou allusives du colonialisme, mais aussi textes plus accommodants, voire engagés en faveur de l’empire japonais, notamment après 1937, dans le contexte de la guerre sino-japonaise et de la politique d’« impérialisation » (kōminka).
L’après-guerre constitue un bouleversement radical. Le changement de régime et l’arrivée sur l’île du Kuomintang entraînent une recomposition brutale du champ littéraire : imposition du chinois mandarin comme langue nationale et d’écriture, mise au silence de nombreux écrivains formés au japonais, censure étroitement liée à l’anticommunisme et traumatisme durable de l’événement du 28 février 19476. La littérature entre alors dans une phase de « re-colonisation » (再殖民), selon l’expression de l’historien Chen Fang-ming (陳芳明), marquée par la domination du discours nationaliste et anticommuniste chinois et par une surveillance idéologique constante7. Dans ce contexte autoritaire, les années 1960 voient néanmoins émerger un modernisme littéraire qui cherche à subvertir le langage, à s’éloigner du réalisme politique imposé et à explorer l’intériorité, l’aliénation ou l’exil. Revues et cercles tels que Littérature moderne (現代文學), animés notamment par Pai Hsien-yung (白先勇) ou Wang Wen-hsing (王文興), jouent un rôle central8. Cette posture d’« art pour l’art », souvent perçue comme dépolitisée, constitue en réalité une forme indirecte de rupture avec la norme idéologique dominante.
Les années 1970 marquent un retour critique vers le « terroir » (鄉土). Des écrivains comme Huang Chun-ming (黃春明)9, Chen Ying-chen (陳映真)10 ou Wang Chen-ho (王禎和) placent au cœur de leurs récits les classes populaires, les Taïwanais dits « de souche », la ruralité, les inégalités sociales et l’histoire locale. Les débats littéraires deviennent l’un des lieux d’avant-garde des luttes sociales, dans un contexte de remise en cause de l’impérialisme américain et de critique de l’alliance entre élites culturelles et État du Kuomintang. Cette dynamique irrigue aussi le cinéma, avec l’émergence de la Nouvelle Vague taïwanaise (Hou Hsiao-hsien, Edward Yang), qui partage avec la littérature un même souci du réel, de la mémoire et des marges.
À partir de 1987, l’entrée progressive dans une ère démocratique se traduit par une diversification sans précédent des écritures. La littérature reste en première ligne des mouvements sociaux : prodémocratiques, environnementalistes, féministes, autochtones, LGBTQ+ (tongzhi). Les écrivains et écrivaines, d’origines et de trajectoires multiples, revendiquent de plus en plus explicitement leur inscription dans une histoire littéraire taïwanaise désormais pluralisée. Les débats sur la langue d’écriture – chinois mandarin, taïwanais, hakka, langues autochtones – reflètent en filigrane les recompositions de la société. Des voix longtemps marginalisées s’imposent : littérature féminine, littérature autochtone, littérature queer, mais aussi écritures de la mémoire, du trauma et de l’histoire refoulée11.
Dans un contexte où la mémoire directe de la Terreur blanche12 s’estompe pour les plus jeunes générations, de nouvelles formes fictionnelles émergent – science-fiction, réalisme magique, fantasy, récits de fantômes – qui interrogent la manière dont l’histoire continue de hanter le présent, sans jamais s’y dissoudre complètement.
Trois écrivains, trois manières d’habiter le monde
Parmi les écrivaines et écrivains taïwanais les plus traduits en français et dans d’autres langues, Wu Ming-yi (吳明益), Li Ang (李昂) et Syaman Rapongan (夏曼·藍波安) occupent une place singulière. Tous les trois sont associés à des combats sociaux majeurs – écologie, féminisme, reconnaissance autochtone –, mais leur œuvre ne se laisse jamais réduire à une fonction militante ou documentaire. Elle se déploie avant tout comme une exigence littéraire, où l’attention éthique portée au monde s’accompagne d’une recherche formelle soutenue et d’une réflexion sur les pouvoirs de la fiction.
Li Ang est une figure centrale du féminisme politique et littéraire taïwanais. Depuis les années 1980, son œuvre n’a cessé de mettre en lumière les violences symboliques et matérielles du patriarcat, les tabous sexuels et les angles morts de l’histoire nationale. Des textes comme Tuer son mari13 ou Le Banquet aphrodisiaque14 illustrent une écriture qui refuse toute posture consensuelle. Chez Li Ang, la littérature est un espace de dévoilement où l’histoire de Taïwan se lit à travers les corps, la sexualité, la nourriture, la violence ordinaire et les affects, dialoguant ainsi avec les débats féministes bien au-delà du contexte taïwanais.
Syaman Rapongan, écrivain tao originaire de l’île de Lanyu, propose un déplacement encore plus radical du regard. Traduit notamment à travers Les Yeux de l’océan. Mata nu Wawa15, il remet en cause une vision han-centrée et continentale de Taïwan, en réinscrivant l’île dans un monde océanique, austronésien et archipélagique. À travers des formes hybrides mêlant autobiographie, fiction, essai et anthropologie, Syaman Rapongan interroge la violence coloniale, la marginalisation des peuples autochtones et les effets destructeurs d’un progrès imposé.
Wu Ming-yi s’est, quant à lui, imposé comme l’une des voix les plus reconnues de la littérature taïwanaise contemporaine, notamment à travers L’Homme aux yeux à facettes16 ou Le Magicien sur la passerelle17. Wu interroge les relations entre humains, environnements et mémoires en brouillant les frontières entre nature et culture, passé et présent, réel et imaginaire. Papillons, déchets océaniques, montagnes, rivières, villes ou architectures abandonnées sont chez Wu les vecteurs d’une réflexion sur la disparition, la responsabilité collective et les formes de coexistence possibles.
Si ces trois écrivains rencontrent aujourd’hui un écho particulier en France, ce n’est pas seulement parce qu’ils « parlent de Taïwan ». C’est aussi parce que leurs œuvres interrogent, chacune à sa manière, l’état de notre monde : crise écologique, rapports de domination, mémoire des violences, persistance des héritages coloniaux, recherche de formes de vie alternatives. À travers eux, la littérature taïwanaise apparaît non comme une littérature périphérique en quête de reconnaissance, mais comme une littérature pleinement engagée dans les débats contemporains, capable d’articuler le local et le global sans jamais les opposer.
Une littérature à l’épreuve du monde
Comme l’écrivent à juste titre Angel Pino et Isabelle Rabut, eux-mêmes acteurs et témoins de cette visibilisation progressive, deux « tendances se conjuguent […], l’une centrifuge, synonyme d’ouverture sur le monde, l’autre centripète, nourrie de l’amour du terroir18 ». Cette tension n’est pas une contradiction, mais le moteur même de la littérature taïwanaise contemporaine. Elle ne se contente pas de se tenir « à la rencontre du monde » : elle s’y situe souvent à l’avant-garde, en faisant de Taïwan un lieu d’observation privilégié des bouleversements globaux.
La circulation de la littérature taïwanaise peut être comprise comme un double mouvement indissociable : mondialiser Taïwan, et taïwaniser le monde.
Dans cette perspective, la circulation internationale de la littérature taïwanaise peut être comprise comme un double mouvement indissociable : mondialiser Taïwan, en l’inscrivant dans le flux des récits et des formes, et taïwaniser le monde, non par l’exportation d’une identité close, mais par la diffusion d’expériences et d’imaginaires forgés dans un espace soumis aux typhons de l’histoire, aux effondrements politiques, aux lignes de faille de la mémoire. Colonisation, dictature, démocratisation, pluralité linguistique et culturelle ont laissé des strates discontinues, des couches parfois instables que la fiction ne cherche pas à aplanir. Il ne s’agit pas pour la littérature de se substituer à l’histoire, mais d’en faire sentir les fractures, d’ouvrir l’accès à une autre lecture : non institutionnelle, plus ambiguë, attentive aux trajectoires individuelles et aux zones interstitielles.
Dans Philosophie de la Relation. Poésie en étendue (Gallimard, 2009), Édouard Glissant évoque une « pensée du tremblement » : la littérature taïwanaise en offre une incarnation concrète, agissant comme un sismographe sensible qui enregistre secousses, dérives et recompositions lentes. Depuis une île longtemps tenue à distance des grands récits dominants, elle fait apparaître Taïwan comme un point d’affleurement des tensions écologiques, politiques et mémorielles du présent et invite à penser la complexité du monde depuis ses zones les plus actives et les plus incertaines.
- 1. Frédéric Lemaître, « À Taïwan, une littérature florissante au service du “soft power” de Taipei », Le Monde, 29 juin 2022.
- 2. Jusqu’aux années 1990, la littérature taïwanaise traduite en français reste rare et largement assimilée à la « littérature chinoise », dans un contexte marqué par la guerre froide et l’anticommunisme, où Taïwan est perçue comme un conservatoire culturel plutôt que comme un espace littéraire autonome. Un tournant s’opère avec la démocratisation de l’île, l’essor des études taïwanaises en Europe et l’engagement de traducteurs et traductrices souvent universitaires. La traduction devient alors un geste critique, visant à rendre Taïwan lisible comme lieu d’énonciation spécifique. Cette dynamique se cristallise autour de trois collections majeures : « Lettres taïwanaises », « Poésie de Taïwan » (Circé) et « Taïwan fiction » (L’Asiathèque), qui ont durablement installé la littérature taïwanaise dans le paysage éditorial et intellectuel français. Voir à ce sujet : Gwennaël Gaffric, “Settling in the world republic of letters: Taiwanese literature in french”, dans Lin Pei-yin et Li Wen-chi (sous la dir. de), Taiwanese Literature as World Literature, New York, Bloomsbury, 2023, p. 129-142.
- 3. Mobilisation intellectuelle et étudiante née à Pékin, le 4 mai 1919, en réaction aux décisions du traité de Versailles. Au-delà de la protestation politique, le mouvement se construit en critique du confucianisme, promeut la science et la démocratie, et surtout la réforme de la langue et de la littérature.
- 4. Terme qui désigne alors principalement le minnan (hokkien), langue sinitique issue du sud-est de la Chine, implantée à Taïwan depuis les migrations han et profondément acclimatée au contexte insulaire.
- 5. On trouve des nouvelles de ces auteurs traduites en français dans l’anthologie dirigée par Angel Pino et Isabelle Rabut, Le Petit Bourg aux papayers, Paris, You Feng, 2016.
- 6. Ce jour-là, une altercation entre un membre du Kuomintang et une vieille femme vendant des cigarettes de contrebande dégénère en émeute populaire ; l’ordre est donné de tirer sur la foule des manifestants en colère. De 20 000 à 30 000 Taïwanais sont massacrés.
- 7. Voir Chen Fang-ming [陳芳明], Une nouvelle histoire de la littérature taïwanaise [台灣新文學史], Taipei, Lianjing, 2011.
- 8. Voir Pai Hsien-yung, Gens de Taipei, trad. André Lévy, Arles, Éditions Picquier, 2000 ; Wang Wen-hsing, Un homme dos à la mer, trad. Camille Loivier, Paris, Vrin, coll. « Vagabonde », 2022.
- 9. Voir Huang Chun-ming, J’aime Mary, trad. Matthieu Kolatte, Paris, Gallimard, coll. « Bleu de Chine », 2014.
- 10. Voir Chen Ying-chen, L’Île verte, trad. Anne Guerrand-Breuval, Paris, Gallimard, coll. « Bleu de Chine », 2000.
- 11. Voir Ping Lu, Le Dernier Amour de Sun Yat-sen, trad. Emmanuelle Péchenart, Paris, Mercure de France, 2008 ; Walis Nokan, Les Sentiers des rêves, trad. Coraline Jortay, Paris, L’Asiathèque, coll. « Taïwan fiction », 2018 ; Qiu Miaojin, Dernières lettres de Montmartre, trad. Emmanuelle Péchenart, Paris, Éditions Noir sur Blanc, 2018 ; Chi Ta-wei, Membrane, trad. Gwennaël Gaffric, Paris, L’Asiathèque, coll. « Taïwan fiction », 2015.
- 12. La Terreur blanche taïwanaise désigne une période de répression politique à Taïwan, principalement entre 1949 et 1987, sous le régime autoritaire du Kuomintang. Après la victoire des communistes en Chine continentale et la fuite du gouvernement nationaliste à Taïwan en 1949, le président Tchang Kaï-chek instaure la loi martiale. Le régime, qui craint l’infiltration communiste et toute opposition politique, met en place une surveillance massive, des arrestations arbitraires, des procès militaires et des exécutions. Des milliers de personnes sont emprisonnées et exécutées. La loi martiale prend fin en 1987, ouvrant la voie à la démocratisation de Taïwan.
- 13. Li Ang, Tuer son mari, [殺夫, 1983], trad. Alain Peyraube, Paris, Éditions Denoël, coll. « Denoël & d’ailleurs », 2004.
- 14. Li Ang, Le Banquet aphrodisiaque, [鴛鴦春膳, 2007], trad. Coraline Jortay, Paris, L’Asiathèque, coll. « Taïwan fiction », 2023.
- 15. Syaman Raponga, Les Yeux de l’océan. Mata nu Wawa, [大海之眼, 2018], trad. Damien Ligot, Paris, L’Asiathèque, coll. « Taïwan fiction », 2022.
- 16. Wu Ming-yi, L’Homme aux yeux à facettes [複眼人, 2011], trad. Gwennaël Gaffric, Paris, Éditions Stock, coll. « La Cosmopolite », 2014.
- 17. Wu Ming-yi, Le Magicien sur la passerelle [天橋上的魔術師, 2011], trad. Gwennaël Gaffric, Paris, L’Asiathèque, coll. « Taïwan fiction », 2017.
- 18. Angel Pino et Isabelle Rabut, « Introduction », dans Tan-Ying Chou, Angel Pino et Isabelle Rabut (sous la dir. de), La Littérature taïwanaise à la rencontre du monde, Paris, You Feng, 2024, p. 19.