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Moyen-Orient : exigence scientifique, urgence citoyenne. Introduction

mai 2016

#Divers

Introduction

Une clarification historique sur la fragmentation des sociétés du Moyen-Orient invite à un sursaut citoyen.

Autoritarisme meurtrier (Égypte) ou feutré (Algérie, Maroc, Jordanie), démocratie prise en otage par la violence (Tunisie), pétromonarchies tout aussi surannées qu’extravagantes, société sur la brèche (Liban) ou entités étatiques formées au xxe siècle se dissolvant dans et par une guerre social-darwiniste (Libye, Yémen, Iraq, Syrie)… Si nous privilégions ici une approche par l’histoire, et plus généralement par les sciences sociales pour comprendre ce « malheur arabe1 », nous n’en demeurons pas moins conscients des limites de cette démarche. De même, s’il ne s’agit nullement de nier le rôle que les facteurs « exogènes » jouèrent dans ce « malheur », il nous paraît tout aussi nécessaire de souligner leur faible poids dans les tragédies que nous observons depuis 2011.

Il n’y a pas de doute que les expériences coloniales en Afrique du Nord ou en Inde, qui précédèrent la Première Guerre mondiale, comme les expériences mandataires qui découlè

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Hamit Bozarslan

Directeur d'études à l'Ehess, il est notamment l’auteur de l'Histoire de la Turquie de l'Empire à nos jours (Tallandier, 2015) et de Révolution et état de violence. Moyen-Orient 2011-2015 (Cnrs, 2015). Il est membre du Conseil de rédaction d'Esprit. 

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Nous sommes fatigués du Moyen-Orient : nous ne le comprenons plus, nous ne voulons plus y intervenir, et nous nous replions sur nous-mêmes face à l’afflux de réfugiés. Le dossier, coordonné par Hamit Bozarslan, propose un éclairage historique, sociologique et politique sur les crises qui défont et recomposent le Moyen-Orient, en particulier la tragédie syrienne.