L’apocalypse arabe
De 1975 à nos jours
Alors que le monde arabe sombre dans la guerre et la tyrannie, la plasticienne libanaise Etel Adnan publie en 1980 son poème L’Apocalypse arabe. Une apocalypse sans révélation, par laquelle l’État et le politique s’abîment dans les violences miliciennes.
Les historiens se méfient généralement des commémorations, ces feux d’artifice qui éblouissent le regard avant de s’éteindre en quelques instants. Mais ils savent aussi que les « dates rondes » offrent parfois une unique occasion pour penser nos sociétés dans leur tridimensionnalité temporelle : le présent, le passé et le futur.
1975 : les leçons des coïncidences
1975 constitue l’une de ces dates charnières témoignant des événements sans aucun lien de causalité entre eux, voire purement accidentels, mais qui traduisent chacun à sa manière l’épuisement d’un cycle historique ou le commencement d’un autre dans une partie du monde : le 13 avril, une fusillade à Beyrouth allume la première flamme de la guerre civile libanaise, qui fera quelque 180 000 victimes avant de s’achever par l’occupation durable du pays par la Syrie en 1989-19901 ; le 30 avril, le départ du personnel diplomatique américain avec le fameux « dernier hélicoptère » prenant son envol depuis le toit de l’ambassade des États-Unis à Saïgon, aussitôt rebaptisée Hô Chi Minh-Ville, marque la fin des guerres en Indochine tout autant que celle d’un long cycle révolutionnaire propre à l’Asie orientale, qui laissent cependant place au phénomène des boat people et au génocide cambodgien ; quant à la mort, le 20 novembre, du Caudillo espagnol Francisco Franco, elle sonne la fin du régime qu’il a fondé comme l’une des branches de la grande famille fasciste des années 1930.
Cette année est enfin celle du deuil pour la pensée politique : Hannah Arendt tire sa révérence le 4 décembre, à un moment où les événements de l’année dont elle est témoin démontrent amplement la force de ses analyses. Aux yeux de la philosophe, « le sens du politique » ne se trouve pas dans la raison d’État ni dans l’art de gouverner, encore moins dans les calculs géopolitiques ou le projet de construction d’une nouvelle société, mais bien dans la liberté elle-même2. Connue pour son tropisme athénien, Arendt a sans doute aussi été la première à avoir souligné l’incompatibilité entre les concepts de la violence et du politique3, la présence de la première attestant de la non-existence ou de la disparition du second. Au moment de son trépas, alors que l’Espagne se transformait graduellement en une cité démocratique et se dotait d’une nouvelle architecture institutionnelle enlevant toute légitimité à la « violence révolutionnaire », le monde arabe entrait dans un cycle proprement liberticide et politicide où l’agora, cette institution partiellement imaginaire qu’elle chérissait tant, était anéantie par la tyrannie et par le fait guerrier.
La stasis libanaise
Il est bien sûr nécessaire de placer cette guerre dans un cadre temporel et spatial plus large. En juin 1967, alors que la radio du Caire annonçait la prise imminente de Tel-Aviv, Tsahal anéantit les armées arabes et s’empare de ce qui restait de la Palestine historique. En 1968 et en 1969, des coups d’État « progressistes » portent au pouvoir Hassan al-Bakr et son protégé Saddam Hussein en Irak et l’excentrique Mouammar Kadhafi en Libye. En 1970, la décision malavisée des révolutionnaires palestiniens de renverser le roi « réactionnaire » Hussein de Jordanie se solde par un échec cuisant dû à la trahison de Hafez al-Assad, alors commandant des forces aériennes syriennes, qui les a abandonnés à leur sort. Passé dans les chroniques historiques sous le nom de « Septembre noir », cet épisode va faire des milliers de victimes et radicaliser à outrance une partie de la mouvance palestinienne ; le cœur de Nasser, président égyptien et leader du « camp de la résistance » arabe, très affecté par cette nouvelle tragédie, cesse de se battre le 28 septembre de cette année. En 1970, Hafez al-Assad écarte ses camarades du pouvoir à la faveur d’un nouveau coup d’État pour donner naissance à une dynastie qui ne sera renversée qu’en décembre 2024. 1973, enfin, sera l’année de la guerre du Kippour, que l’historien Henry Laurens analyse comme la première victoire et la dernière – et lourde – défaite en date des États arabes face à Israël4.
La guerre civile libanaise clôt cette courte mais ô combien intense période dans l’histoire du monde arabe. Elle semble, à ses débuts, obéir à la grammaire politique de son temps : une gauche pro-palestinienne, composée pour l’essentiel des acteurs musulmans, aux prises avec une droite issue majoritairement des communautés chrétiennes, qui prône, si ce n’est une alliance avec Israël, du moins une politique de neutralité à son encontre. Le conflit est en réalité plus complexe et porte sur la question de l’identité « nationale » libanaise elle-même : qui va la déterminer et au détriment de quelle partie de la société libanaise ? Quel État libanais pour quelle société ? Quelle formule territoriale, quelle représentation confessionnelle et supra-confessionnelle pour assurer une coexistence entre les communautés chrétiennes, musulmanes et druzes du pays ? Le Liban doit-il devenir une base arrière pour la résistance armée palestinienne ou une zone tampon contrôlée par Israël ? Doit-il avoir une existence autonome ou faire partie d’une entité plus vaste, syro-libanaise, comme veulent l’imposer par les armes les « nationaux-socialistes » syriens ?
Les lignes de fracture bougent d’ailleurs quotidiennement, rendant d’emblée inopérante toute lecture lisse ou binaire : ainsi, en août 1976, menacés par les milices chrétiennes, les habitants du camp palestinien de Tel al-Zaatar sollicitent l’aide de Hafez al-Assad, qui intervient effectivement, mais pour soutenir leurs bourreaux, qui laisseront quelque 2 000 victimes derrière eux. L’occupation israélienne du pays en 1982, suivie de l’assassinat, le 14 septembre, du président Bachir Gemayel, allié, par opportunisme plus que par conviction, de Tel-Aviv, puis de l’expulsion en juin de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) vers Tunis et, enfin, la constitution de Hezbollah par les gardiens de la révolution iraniens en 1982 ne peuvent qu’exacerber les tensions. Intercommunautaire, la guerre devient également intracommunautaire, les anciennes élites sunnites, chiites et maronites étant physiquement éliminées ou politiquement marginalisées par les jeunes issus des leurs propres communautés : après avoir été fratricide, la guerre devient également parricide. Les Palestiniens eux-mêmes ne sortent pas politiquement et moralement indemnes de cette période : alors que leurs camps de réfugiés deviennent des champs de bataille entre factions rivales, plus ou moins soutenues ou manipulées par Damas, la création de Hamas par les militants qui s’inspirent d’Abdallah Azzam (1941-1989), théoricien du djihad afghan et précurseur d’Oussama Ben Laden, sème les germes de sanglantes divisions futures.
Et, loin des guérillas asiatiques et latino-américaines des années 1950-1960 qui avaient habité les imaginaires des gauches arabes, la guerre se fait milicienne et se déroule dans la ville : elle est « urbanicide », non seulement parce qu’elle cultive l’esthétique des ruines chère à Albert Speer, architecte et ministre d’Armements du IIIe Reich5, mais aussi parce qu’elle détruit les manières de vivre et de transformer la ville. Comme Élizabeth Picard l’a montré, la violence milicienne est la cause autant que le résultat du zonage d’un cadre urbain, où les combattants, soudés par une socialisation organique, développent un éthos spécifique qui les déresponsabilise, mobilisent une dynamique générationnelle pour mettre à terre des rapports hiérarchiques, économiques ou sociaux et s’emparent des ressources fiscales et de violence de tel ou tel quartier6. Les « vieux », à savoir les anciennes notabilités et les classes moyennes urbaines, n’ont naturellement pas les moyens d’entraver cette forme de guerre, encore moins de proposer des réponses politiques à la violence par laquelle leurs enfants les assujettissent.
La sourde révolte d’une poétesse
Est-ce la fin de toute vie et de toute douceur de vie dans le pays ? Certes non. Robert Redford et Brad Pitt, dans Spy Game de Tony Scott (2001), peuvent toujours profiter de l’excellent service d’un restaurant mexicain de Beyrouth, à condition qu’ils survivent aux bombardements et aux multiples check-points qui redessinent la topographie urbaine au gré des combats. Dans un pays qu’ils ruinent économiquement, les commandants disposent d’ailleurs de quelques ressources pour avoir un train de vie décent : alors que leurs combattants s’entretuent sur le terrain, ils tiennent à ce que leurs technocrates de confiance siègent au conseil d’administration de Middle East Airlines, dont ils se partagent les dividendes.
La guerre civile éclate, alors qu’Etel Adnan (1925-2021) – grande plasticienne, née à Beyrouth d’une mère grecque orthodoxe et d’un père syrien musulman, qui maîtrise le grec, le turc, l’arabe, l’anglais et le français – entame tout juste une incroyable épopée poétique ou, plus exactement, un torrent verbal venant autant du cerveau que du cœur : L’Apocalypse arabe7. Elle s’adresse à un « peuple sans calendrier », « peuple arabe », qui vit sur une terre et sous un ciel où tout est « soleil », mais où tout soleil est entaché de noirceur et de laideur. Jésus y est de retour, mais c’est pour assister à « une succession de tombes dans le Centre-Ville » et non pour le sauver. S’il n’est pas de nouveau condamné à la mort comme dans le récit du Grand Inquisiteur de Dostoïevski, il n’est pas moins transporté par « un soleil-ambulance à l’hôpital des fous. Auprès des singes ». Dans ce monde où ont disparu les repères de confiance dans le temps et dans l’espace, l’absurde l’emporte sur le cruel, qui lui donne pourtant naissance :
La mosquée a lancé sa prière que nul n’a entendue. Perdu dans les vagues
La rue a perdu ses pierres. Asphalte brillant. Routes inutiles. Armée morte
Éteinte est la rue. Éteindre le gaz. Réfugiés sans refuge et sans cierge
La procession n’a même pas eu peur. Le temps a passé à côté. Phantom silencieux.
[…]
Beyrouth est mangée par la guerre civile les enfants écoutent le canon
La matière en furie tourne sur elle-même dans le grand vide des planètes
Beyrouth se vautre dans le malheur HOU ! HOU ! HOU ! Beyrouth saigne
La matière tourne en ouragans sur la surface nébuleuse ô Voie lactée !
Plus de sang que de lait plus de pus que de vin.
Devenu le théâtre d’une « guerre sans révolution », Beyrouth déçoit les vieux révolutionnaires, à savoir ceux d’hier qui, forts de leur éthique et de leur engagement universel, croyaient en la « guerre révolutionnaire » ; elle est ce site où « la mort parée de ses bijoux est arrivée à cheval pour une très longue halte », où les hommes en kalachnikovs déploient « des millions de dollars de haine et des tonnes de douleur […] des tonnes de désespoir et des fleuves gigantesques remplis de nos larmes collectives ». Elle est cette terre de dystopie où l’on tue « le rêve à la hache, à la hache, à la hache ».
L’apocalypse que vit la capitale est d’abord libanaise, mais elle est aussi palestinienne, et nous annonce ce qui va se répéter encore d’innombrables fois, de décennie en décennie :
…le soleil colonne de pierre se battant sur la tête du martyr
Fedayin d’une cause mort-née d’un soleil antimatière
Dans les grands trous de l’Espace on prépare des chambres mortuaires
On va mettre les Palestiniens dans un vaisseau pour la lune
Ils chantent leur requiem dans la fusée qui les emporte
Pilotés par les anges du mal dans l’Espace même ils se perdent.
Elle est, enfin, pleinement « arabe », notamment syrienne :
…le bourreau s’est lavé les mains pour ne pas contaminer les pendus
Sur la place publique de Damas trois arbres ont poussé en quatre heures
Les généraux étaient au rendez-vous les touristes aux fenêtres
Le peuple le peuple le peuple le peuple disait Béni soit l’Enfer.
Une apocalypse sans révélation ?
Beyrouth vit l’apocalypse, se couche et se réveille avec les scènes de l’apocalypse qui interrompent son sommeil, mais cette apocalypse est sans révélation : elle transforme la langue, que George Steiner érige en socle de la civilisation8, en un simple outil de la mort, interdisant dès lors la possibilité même d’une altérité pacifiée. Elle est stérile, ne dit rien d’autre du passé que son absurdité, n’annonce rien pour l’avenir qui ne relève de l’absurde. La violence domine tout, mais ne tranche rien9 : elle s’empare certes de la « liberté universelle », mais il s’agit d’une liberté dont « l’unique œuvre est la mort et, en vérité, une mort qui ne comporte aucun volume ni remplissement intérieur, car ce qui est nié est un point non accompli de soi absolument libre ; c’est donc la mort la plus froide, la plus plate, sans plus de signification que le fait de trancher une tête de chou ou d’avaler une gorgée d’eau » : une mort « dépourvue de signification10 ». D’autres sociétés connaîtront un phénomène analogue dans le monde arabe : dans les années 2010, alors que le Yémen du Nord passera sous le contrôle d’une milice confessionnelle, la Syrie abritera quelque mille deux cents milices et la Libye trois cents. Outre l’État islamique, une coalition de quarante milices chiites fera la pluie et le beau temps en Irak.
La violence domine tout, mais ne tranche rien.
Bien avant ces terres de violence, le Liban expérimente l’oubli et l’impuissance. La guerre montre que le « système-monde » ou la « communauté internationale » est désormais inefficace pour arbitrer les conflits qui se déroulent dans cette partie du monde. Certes, le soutien des États-Unis et, dans une moindre mesure, de l’Europe à Israël durant cette période n’est jamais démenti, pas plus qu’il ne l’est de nos jours. Mais bien qu’inséparable de la question palestinienne, le conflit libanais, dans ses multiples ramifications et transfigurations, ne s’y réduit guère. Plus important encore, la guerre donne naissance à un sentiment d’impuissance, qui deviendra dans un deuxième temps de l’indifférence. En effet, c’est bien l’État libanais, autrement dit cette entité westphalienne censée pacifier son espace de souveraineté et monopoliser les instruments de coercition, qui s’effondre sur lui-même, dans son principe et dans sa pratique. Un État se définit d’abord par sa capacité d’unifier le temps et l’espace, tout en permettant à la multiplicité (de classes, d’âges, de genres) de se doter de son temps et de son espace propres. Une milice, elle, a pour vocation de défaire cette unité et de délier ces socialisations sans lesquelles une société ne peut exister. Devenu synonyme d’une incertitude violente sous l’ordre milicien, le temps ne présente plus d’autre horizon d’attente que celui d’une simple quête de survie. Quant à l’espace, soit il se rétrécit au point d’interdire toute mobilité, soit il s’élargit pour contraindre individus et collectivités à une transhumance de quartier en quartier, de ville en ville ou d’asile en asile, de la Chypre voisine à l’Australie lointaine.
De même, le maintien d’un État nécessite des expériences du passé, des ressources du présent et des projections dans l’avenir : différenciée, ancrée dans la durée, l’institution étatique présuppose des sommes faramineuses et un corps bureaucratique/technocratique capable de les prélever ou de les acquérir ; en comparaison, une milice peut se contenter de sommes modestes, si nécessaire prélevées directement « sur la bête ». Une armée étatique est d’abord une affaire de commandement, de hiérarchie, de normes et de procédures ; livrant ses batailles dans et contre un espace urbain profondément pacifié et par conséquent sans défense, une milice peut faire montre de son efficacité avec seulement quelques centaines d’hommes et se déployer au moindre signal venant d’une autorité de proximité. Certes, la milice et l’État s’inscrivent dans un même continuum de coercition et de violence, mais pour s’opposer frontalement : leur coexistence durable ne peut signifier que la transfiguration de l’État lui-même en une nouvelle force milicienne.
L’apocalypse que décrit Adnan est une apocalypse sans révélation, du moins sur le moment. La révélation viendra cependant, non pour annoncer du neuf dans une rupture avec le passé, mais simplement pour enterrer le passé, qui ne contenait aucune promesse d’avenir. Cette heure sonnera :
…quand le soleil aura parcouru son chemin multimillénaire
Le feu dévorera les bêtes les plantes et les pierres
Le feu dévorera le feu et son cercle parfait
Quand le cercle parfait brûlera nul ange ne descendra STOP
Le soleil éteindra les dieux les anges et les hommes
Et il s’éteindra à son tour au milieu de ses filles
Alors la matière-esprit deviendra la NUIT
Dans la nuit dans la nuit nous trouverons le savoir l’amour et la paix.
« La nuit ! » Il y a cinquante ans, alors que l’Espagne sortait de sa longue nuit pour célébrer Hannah Arendt qui pensait le politique à partir de la liberté, les premières fusillades, suivies de promesses de vengeances au quintuple, marquaient l’entrée de la cité arabe dans la sienne, confirmant l’hypothèse de la philosophe selon laquelle une société de violence ne pouvait être une société politique.
Cette analyse, qui peut être comprise aussi comme un message, s’adresse plus que jamais aux sociétés arabes, soumises au règne du Thanatos de nos jours.
- 1. Voir Dima de Clerck et Stéphane Malsagne, Le Liban en guerre. De 1975 à nos jours, Paris, Gallimard, coll. « Folio histoire », 2024.
- 2. Hannah Arendt, Qu’est-ce que la politique ?, éd. Sylvie Courtine-Denamy, Paris, Seuil, coll. « L’Ordre philosophique », 1995, p. 63.
- 3. Ibid., p. 139 : « La polis en tant que totalité utilisait la violence à l’égard d’autres États et d’autres cités-États mais, ce faisant, elle se comportait, d’après sa propre opinion, de façon non politique. »
- 4. Henry Laurens, Paix et guerre au Moyen-Orient. L’Orient arabe et le monde de 1945 à nos jours, Paris, Armand Colin, 1999, p. 288-292.
- 5. Voir Philippe Sers, Totalitarisme et avant-gardes. Falsification et vérité en art, Paris, Les Belles Lettres, coll. « L’Âne d’or », 2003, p. 45.
- 6. Élizabeth Picard, « Liban, la matrice historique », dans François Jean et Jean-Christophe Rufin (sous la dir. de), Économie des guerres civiles, Paris, Hachette, coll. « Pluriel », 1996, p. 62-103.
- 7. Etel Adnan, L’Apocalypse arabe [1980], Paris, Galerie Lelong & Co, 2021. Voir Sonja Mejcher-Atassi, “Breaking the Silence: Etel Adnan’s Sitt Marie Rose and The Arab Apocalypse”, dans Andreas Pflitsch et Barbara Winckler (sous la dir. de), Poetry’s Voice – Society’s Norms: Forms of Interaction between Middle Eastern Writers and Their Societies, Wiesbaden, Reichert, 2006, p. 201-210.
- 8. George Steiner, Extraterritorialité. Essais sur la littérature et la révolution du langage [1972], trad. Pierre-Emmanuel Dauzat, Paris, Calmann-Lévy, coll. « Petite bibliothèque des idées », 2002.
- 9. Voir Hamit Bozarslan, « Quand la violence domine tout mais ne tranche rien. Réflexions sur la violence, la cruauté et la Cité », Rue Descartes, no 85-86, 2015, p. 19-35.
- 10. Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Phénoménologie de l’esprit [1807], éd. Bernard Bourgeois, Paris, Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques », 2018, p. 677 et 682.