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Impressions du Caire

février 2012

#Divers

Ce texte est extrait d’un journal de voyage, tenu lors d’un séjour au Caire début décembre 2011. Le texte intégral est à retrouver sur notre site, www.esprit.presse.fr

Place Tahrir, ce matin, j’ai arpenté entre les quelques dizaines de tentes plantées au milieu des flaques formées par les pluies des nuits dernières. De petits attroupements çà et là discutaient sous les portraits de ceux qui sont morts aux abords de la place (une quarantaine) au cours des affrontements du 18 novembre. J’ai été reçu par des welcome to Egypt, et, si souvent la conversation tournait court, c’est parce que je ne parlais pas arabe. J’ai été étonné de lire dans un des rares journaux en anglais (Daily News), sous la plume d’un jeune docteur en sciences politiques, que la place Tahrir était passée de l’utopie révolutionnaire à la dystopie. Certes, il y a eu des agressions de journalistes étrangers, en particulier des femmes, et des propos xénophobes. Filant une métaphore spatiale, l’auteur entend nous faire comprendre que le brouillage de l’image de la place pourrait signer la fin de la révolution. C’est beaucoup prêter au symbole. Le Printemps arabe hésite entre révolte et révolution. Ici, comme en Tunisie, l’explosion est le produit

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Hugues Lagrange

Sociologue, il vient de publier Les Maladies de l'amour (PUF, 2020). Son travail porte sur la socialisation des jeunes, dans trois dimensions : l'école et l'accès au travail, les territoires et la mobilité géographique, l'entrée dans la vie adulte. Ses enquêtes portent sur la violence, l'entrée dans la sexualité, l'usage des drogues, la prostitution, le décrochage scolaire et les récits familiaux…

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