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La bombe A en question

novembre 2017

#Divers

En 2013, l’ancien ministre socialiste de la Défense, Paul Quilès, publiait Arrêtez la bombe1 ! Ce dernier, qui est tout sauf un pacifiste, remettait en cause le concept même de dissuasion nucléaire, rompant ainsi le silence assourdissant sur le sujet. À la suite du discours d’Emmanuel Macron à l’Onu vantant les mérites du multilatéralisme, il s’interroge à présent sur l’attitude de la France, qui s’apprête à doubler les crédits consacrés à sa capacité nucléaire2. On ne peut pas fustiger les armes chimiques et se taire sur la bombe, appeler le monde à la paix et parader sur la base de l’île Longue.

Aujourd’hui, les vociférations de Donald Trump et de Kim Jong-un rendent le débat d’une actualité brûlante. Si l’on commente abondamment les attitudes et les propos des deux dirigeants, nul ne se hasarde à remettre en question l’utilité, pour la France, de la possession de la bombe et, plus encore, la nécessité de signer le traité d’interdiction des armes nucléaires, adopté en juillet 2017 par l’Onu et qu’aucun membre du Conseil de sécurité n’est prêt à parapher.

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Jacques-Yves Bellay

Écrivain et critique, il a notamment organisé un groupe de travail consacré à Hannah Arendt avec la revue Esprit en 1980. 

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