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Dans le même numéro

La Chevauchée des bannis, d’André De Toth

novembre 2012

#Divers

La reprise en salle de la Chevauchée des bannis dans deux cinémas parisiens offre une magnifique occasion de prendre la mesure de l’étendue du talent d’André De Toth dont l’œuvre, en dépit des efforts de son ami Bertrand Tavernier, demeure méconnue. Tourné en 1959, la Chevauchée des bannis est un film remarquable à plus d’un titre. Non seulement il représente le joyau de la filmographie hollywoodienne du cinéaste hongrois, un des rares longs-métrages où, durant son séjour à Hollywood, il a pu faire valoir l’âpreté de sa vision du monde, mais il constitue en outre un maillon manquant de l’histoire du western : si, par son style visuel, il participe du classicisme hollywoodien, il annonce, par sa noirceur, la violence des westerns des années 1960.

De l’adultère à l’affrontement

Le trait le plus frappant de la mise en scène de De Toth est son réalisme. À l’inverse des nombreux westerns sans âme qu’il a enchaînés avec Randoph Scott, De Toth a réussi à imposer dans ce film sa méthode de tournage : la construction du décor non en studio mais dans les montagnes de l’Oregon, le tournage des « extérieurs » en plein hiver dans des paysages enneigés et des « intérieurs » sur place, la volonté de plonger son équipe dans la même situatio

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