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L'introuvable libéralisme religieux

Quand on se demande si les religions peuvent évoluer en s’adaptant aux valeurs modernes, cela impose de se demander si une théologie libérale existe ou si elle est même possible.

Comme Eluard, chacun est prêt à proclamer : « Liberté, j’écris ton nom ! » ou à chanter avec les patriotes : « Liberté, liberté chérie ... ». Il en va tout à fait différemment du mot « libéralisme » et de l’adjectif « libéral », pourtant directement liés, par l’étymologie et le sens, au mot « liberté ». Peu de mots ont cette particularité de susciter des méfiances et des oppositions aussi virulentes1, ou au contraire des appréciations aussi positives, et également de répartir autant les allergies et les acquiescements selon la langue, le pays, l’époque, la vie et la culture politiques ainsi que ... la confession religieuse. Comme chacun sait, en politique, un libéral américain est un démocrate de gauche, alors qu’un libéral français fait (encore) partie de la droite droitière, la plus honnie de la gauche. Mais il existe aussi une gauche qualifiée de libérale, et une droite antilibérale – en matière de culture et de valeurs par exemple.

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Jean-Louis Schlegel

Philosophe, éditeur, sociologue des religions et traducteur, Jean-Louis Schlegel est particulièrement intéressé par les recompositions du religieux, et singulièrement de l'Eglise catholique, dans la société contemporaine. Cet intérêt concerne tous les niveaux d’intelligibilité : évolution des pratiques, de la culture, des institutions, des pouvoirs et des « puissances », du rôle et de la place du…

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