Marc Wathieu
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Jeff Koons : on ne peut qu'approuver

Il n’y eut pas un pli critique dans les articles et émissions présentant la rétrospective Jeff Koons1 qui vient de s’ouvrir au Centre Pompidou, et il n’y en aura aucun d’ici sa clôture le 27 avril 2015. C’est tout simplement impossible. Indicible, et vain ; on entend d’avance le discours qui s’empresserait de couvrir la libre appréciation de l’œuvre. En veut-on une preuve ? Il n’y a que cela : il suffit de relire l’appareil critique déployé pour présenter, comme artiste majeur de notre temps, le créateur du Balloon Dog, du Balloon Flower, des Tulips, du Hanging Heart ou du Michael Jackson and Bubbles.

Voici les arguments, toujours un peu sur la défensive. Il est l’artiste vivant le plus coté au monde. Pourquoi pas ? Le Bernin le fut. Mais, de nos jours, c’est problématique pour la doxa néo-avant-gardiste, qui stipule que l’art contemporain doit être provocateur, « dérangeant ». Dérangeant, comment le rester lorsqu’on est le chouchou des grandes fortunes ? Celles-ci doivent être devenues soudain très éclairées et, comment dire cela… anticonservatrices. François Pinault n’arborait-il pas le souriant Jeff à son bras lorsqu’il inau

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Jean-Philippe Domecq

Romancier et essayiste   Dans un souhait d'effacement ironique de l'auteur derrière l’œuvre, Domecq a pris pour pseudonyme ce nom d'un auteur imaginé par J.L. Borgès – « et imaginaires ne le sommes-nous pas tous? », précise-t-il. D'abord connu pour son Robespierre, derniers temps en 1984, où la littérature sert d'éclairage complémentaire aux travaux des historiens spécialistes de la période, il…

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