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Identité nationale : parlons-en !

Le thème national est apparu tardivement dans la campagne de Nicolas Sarkozy, avec l’arrivée de sa « plume », Henri Guaino. Qu’en est-il de cet apport qui fut décisif pour créer le discours du rassemblement national ? Fut-il simplement instrumentalisé ou marque-t-il en profondeur une réserve d’énergie historique pour la politique sarkozyste ?

Avec la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, Sarkozy a franchi une frontière symbolique décisive. On a dit avec force et avec raison que cette création signifiait deux choses totalement inadmissibles : d’une part, que l’immigration était une menace ou au moins un problème pour l’identité nationale, d’autre part, que l’identité nationale relèverait ainsi d’une définition d’État, d’une préoccupation politique. Sur ces deux points, je souscris totalement au refus et à la condamnation exprimés lors de cette annonce pendant la campagne électorale1, et lors de la création de ce ministère, en particulier à l’appel à l’initiative des chercheurs qui composaient le comité scientifique de la Cité de l’immigration.

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Joël Roman

Philosophe, essayiste et éditeur   Joël Roman prône « un multiculturalisme à la française », qui reconnaisse le pluralisme social et culturel de la société française, l’empreinte durable des immigrations post-coloniales, et sache adapter le modèle républicain à la multiplicité individuelle, à la nouvelle question sociale des banlieues et à la présence établie de l’islam de France. Il place ainsi…

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