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Liban : derrière le compromis de Doha, une entente nationale fragilisée

juillet 2008

#Divers

Un nouveau président est élu au Liban, les institutions politiques fonctionnent, les armes se sont tues. Pourtant, l’accord de Doha ne représente nullement un nouvel accord d’entente nationale. Il neutralise les tensions mais entérine le cavalier seul du Hezbollah et sa volonté de contrôler le pouvoir libanais, au besoin par la force.

La guerre civile larvée dont les éléments étaient déjà en place au moment de la démission des ministres chiites libanais du gouvernement de Fouad Siniora, en novembre 2006, aura donc fini par déboucher sur une opération « coup de poing » du Hezbollah, plus proche du coup de force que du coup d’État. Dans le numéro d’Esprit, du mois de juin, Olivier Mongin exprimait en des termes très justes les enjeux de la dernière bataille de Beyrouth dans laquelle le Hezbollah avait réussi à mettre la main sur les quartiers ouest, à dominante musulmane, de la capitale libanaise1. Une longue stratégie de rupture avec l’ordre institutionnel libanais s’est ainsi concrétisée durant la semaine cruciale du 7 au 15 mai. Après avoir paralysé la vie politique libanaise, le Parti de Dieu manifestait avec éclat sa détermination à imposer une sortie de crise favorable à ses desseins

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