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Trois défis pour une responsabilité écologique

janv./févr. 2018

#Divers

Le droit de l’environnement repense les rapports des hommes à la nature (statut de personne accordé à des éléments naturels, notion de préjudice écologique), à l’espace (principe de solidarité écologique, voire justice internationale) et au temps (prescriptions longues et souples).

Nous vivons une période historique où, comme jamais auparavant, tous les regards se tournent vers le droit pour inverser la courbe ascendante de la crise écologique. Il est bien loin le temps où les hommes en appelaient aux dieux pour éviter que le ciel ne leur tombe sur la tête. Désormais, il leur revient d’organiser eux-mêmes leur salut, ce qui passe, entre autres, par les règles qu’ils s’imposent. À cet égard, tout se passe comme si le droit était doté d’une puissance magique au service des intérêts essentiels de l’humanité. Une telle image du droit salvateur apparaît dans toute sa plénitude en 2015 à l’issue de la Cop21, quand l’ensemble des représentants des États présents dans la salle se sont levés pour applaudir, à l’annonce de l’adoption de l’accord de Paris par Laurent Fabius.

Face à une telle attente, il y a lieu de s’interroger sur la légitimité et l’opportunité de recourir au droit pour venir au secours de l’environnement. Il convient de rappeler tout d’abord que le droit n’est pas simplement un instrument technique, mais qu’il est également porteur et vecteur d’&eacut

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Laurent Neyret

Professeur de droit à l’université de Versailles Paris-Saclay, il a publié Des écocrimes à l'écocide (Bruylant, 2015).

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