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La mémoire des guerres. À propos de la modernisation des commémorations

janvier 2011

#Divers

Faut-il craindre une concurrence des mémoires des conflits du passé voire un éclatement de l’unité nationale sous la pression de demandes multiples de reconnaissance ? C’est la question qui était posée à une commission présidée par André Kaspi sur la modernisation des commémorations publiques. À travers cet exemple, on comprend les difficultés de toute politique de la mémoire mais aussi la nécessité d’un juste pluralisme dans notre rapport au passé.

En novembre 2008, alors que, pour la première fois, il n’y avait plus de poilus pour assister aux commémorations de l’armistice, une commission présidée par l’historien André Kaspi remettait au gouvernement un rapport concernant « la modernisation des commémorations publiques ». Après plusieurs mois de concertations, elle aboutissait à la conclusion que ces commémorations étaient trop nombreuses et proposait qu’elles se concentrent dorénavant sur trois dates :

Le 11 novembre pour commémorer les morts du passé et du présent, le 8 mai pour rappeler la victoire sur le nazisme et la barbarie, le 14 juillet qui exalte les valeurs de la Révolution française

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