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Totems et trophées

janv./févr. 2018

#Divers

Au lieu de servir de caution aux gouvernements, l’écologie doit être portée par la société, que le politique suivra.

Notre-Dame-des-Landes, glyphosate, néonicotinoïdes, fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim : le débat écologique semble se résumer à une suite de luttes autour d’enjeux emblématiques, dont l’issue conditionnerait le maintien ou non du ministre de la Transition écologique et solidaire au gouvernement. Le ministre actuel maintient la pression et prend l’opinion à témoin des avancées ou des renoncements du pouvoir en place, dont il ne paraît pas vraiment faire partie intégrante. Comme ses prédécesseurs, même quand ils étaient issus du parti au pouvoir, il se voit ainsi contraint de naviguer « au près », vent de face, et de « tirer des bords » pour espérer atteindre au moins une partie de ses objectifs.

La situation n’est pas tout à fait nouvelle. Après l’abandon de l’extension du camp militaire du Larzac en 1981, scellé par François Mitterrand en gage de son élection, à la suite de dix années d’une large mobilisation, Lionel Jospin avait renoncé en 1997 au surgénérateur Superphénix pour faire entrer Les Verts et Dominique Voynet dans son gouvernement. En 2012, Céci

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Marie-Hélène Aubert

Membre du parti Les Verts puis du Parti socialiste, députée à l'Assemblée nationale puis au Parlement européen, elle est depuis 2016 inspectrice générale de l'administration du développement durable. 

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Devant la pression sur les ressources naturelles, le projet écologique est le seul qui fasse durablement monde. Ce dossier appelle à un approfondissement de la solidarité et souligne l’urgence d’une transformation de l’Etat, de nos sociétés, de nos concepts politiques et de nos imaginaires.