Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Photo : Olga Kononenko
Dans le même numéro

Les soins palliatifs à l’épreuve de la Covid-19

décembre 2020

La culture des soins palliatifs, déjà fragilisée par un tournant gestionnaire, est très affectée par la crise de la Covid-19. Comment accompagner des vivants vulnérables, quand les restrictions sanitaires imposent un isolement systématique ?

La crise sanitaire a durement frappé le mouvement des soins palliatifs dans son identité. L’application des règles d’hygiène et de sécurité recommandées pour ralentir la propagation du virus a fragilisé plusieurs piliers de la démarche palliative, comme l’interdisciplinarité, l’approche de soin globale ou encore l’attention portée aux proches des patients hospitalisés. Les soins palliatifs ont donc fait l’expérience d’une crise identitaire aux répercussions aussi inquiétantes qu’incertaines. Quel « monde d’après » pour les soins palliatifs ?

La culture palliative

La culture palliative, si tant est qu’elle existe, n’est rien d’autre qu’une culture du care. Les théories du care invitent à percevoir le monde en adoptant le point de vue de celles et ceux qui pourvoient le soin. En ramenant au centre ce qui est aujourd’hui à la périphérie, elles portent en germe une société différente, dans laquelle la question de la vulnérabilité et de l’entraide déterminerait tout le reste. Joan Tronto définit le care comme « une activité générique qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre monde, de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible1 ».

Le dialogue avec la psychodynamique du travail ouvre un horizon fécond : le care désignerait plutôt ce qui, dans le soin, relève du « travail vivant

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Marie-Lorraine de Warren

Marie-Lorraine de Warren exerce en tant qu'Infirmière Diplômée d'État au seins du groupe hospitalier Paris Saint-Joseph.

Sandrine Marsan

Sandrine Marsan exerce en tant que médecin au sein de la Maison médicale Jeanne Garnier.

Nicolas Pujol

Nicolas Pujol est psychologue clinicien en équipe mobile de soins palliatifs, docteur en éthique médicale et en sciences des religions. Il travaille comme chargé de recherche au sein du pôle  « Soins palliatifs en société » de la Maison médicale Jeanne Garnier.

Dans le même numéro

Source d’inquiétude autant que de fascination, la Chine continue de représenter une énigme. Le socialisme « aux couleurs de la Chine » conjugue en effet un capitalisme sauvage avec un pouvoir centralisé dans une synthèse politique inédite. Le dossier explore le nouveau souverainisme, le pouvoir numérique, le rapport aux minorités et la gestion de l’épidémie. À lire aussi : projet de danger perpétuel, du fanatisme à la radicalité, la dissidence discrète de Marc Fumaroli, pour une philosophie de la préhistoire et la controverse Kundera.