Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Le malheur d'être partis

février 2007

#Divers

La relation entre les Antillais venus en métropole et ceux qui sont restés outre-mer a changé en une génération : à une situation de migration succède la demande d’intégration des enfants nés sur le continent qui découvrent que la citoyenneté française, acquise par leurs aïeux, ne les protège pas des discriminations.

Les réalités que vivent et les passions qui tourmentent les Antillais établis ou, pour un nombre croissant d’entre eux, nés dans l’Hexagone ne sont pas le simple écho de ce qui se passe aux Antilles mais un contrepoint complexe des réalités insulaires.

Enracinement et autonomie

Pas mal d’eau est passée sous les ponts de la Seine depuis que des Antillais sont venus s’installer dans la France hexagonale, d’abord en petit nombre dans la première moitié du siècle dernier, puis par des flux nettement plus fournis à partir des années 1960. Aujourd’hui, les populations antillaises se reproduisent autant par des naissances dans la « migration » que du fait de la natalité dans les îles elles-mêmes. Et, au fil du temps, la « communauté » antillaise installée en France métropolitaine – constituant selon la belle formule d’Alain Anselin une « tro

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !