Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Nul n'est prophète en son pays

août/sept. 2009

#Divers

L’hommage qui a suivi la disparition d’Aimé Césaire n’a-t-il pas témoigné du malentendu qui menace désormais sa défense de la « négritude » ? S’il voulait opposer la fierté d’une histoire à un insupportable racisme blanc, Césaire ne l’entendait nullement comme la célébration d’une particularité mais comme une voie d’accès à l’universel, qui restait, par-dessus tout, sa perspective.

Principe d’une saine politique antillaise : ouvrir les fenêtres. De l’air. De l’air.

Aimé Césaire, « Panorama », Tropiques, 10, février 1944, p. 10.

L’éloge funèbre est le mode d’expression par excellence du malentendu, involontaire ou parfois délibéré. Parce qu’entre autres choses, cette expression est des plus sensibles à « l’air du temps ». Et, lors du décès d’Aimé Césaire, l’air qui soufflait depuis un certain temps déjà (et qui soufflera encore longtemps, je le crains) était au noirisme. Or le « nègre fondamental » – qui, tout au long de sa vie, avait témoigné à maintes occasions du malaise qu’il éprouvait devant bien des interprétations de l’idée de négritude qu’il avait forgée avec quelques compagnons – ne se voulait surtout pas noiriste. « Parlons-en des Nègres ! » – e

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !