Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Stromae, icône pop et jeune homme triste

mai 2014

#Divers

Que ce soit sur le canapé rouge de Michel Drucker, le siège de l’invité de Laurent Ruquier, le plateau de Frédéric Taddéi ou dans les colonnes des Inrockuptibles et de Télérama, Stromae semble partout à sa place tout en surgissant de nulle part. Le jeune artiste belgo-rwandais de 28 ans, en tête des ventes d’albums dans une industrie du disque en crise, est porté par une vague d’enthousiasme dans toute la francophonie. Après son premier tube en 2010, intitulé Alors on danse, il a transformé l’essai avec son nouvel album Racine carrée, récompensé par trois victoires de la musique. Intronisé idole des « 7 à 77 ans », il est partout : des studios de France Inter au stade Roi-Baudouin de Bruxelles pour entonner Ta fête, devenu l’hymne de l’équipe nationale belge pour le Mondial. Ce n’est pas tant son succès qui étonne − sa pop remplissant son objectif : faire danser et imprimer un refrain entêtant − que le consensus et l’engouement massif dont il fait l’objet. Le phénomène Stromae − « maestro » en verlan, prononcé « Stromaï » − ne marque-t-il pas tout simplement un épanouissement singulier du modèle anglo-saxon de la pop-star dans l’univers francophone ?

Chanter l’humeur du temps

De son vrai nom Paul Van Ave

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Nicolas Léger

Professeur de lettres et de philosophie au lycée Victor-Hugo de Florence, il a récemment publié « Soumission, ou l'épuisement de tout » (Esprit, novembre 2018).

Dans le même numéro

Transformation personnelle, intégration sociale

Les évangéliques à la conquête des coeurs

Les mille visages des nouveaux musulmans