Le Repenti | Copyright Sophie Dulac Distribution
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Après la décennie noire en Algérie. Entretien avec Merzak Allouache

L’esthétique cinématographique de votre film Le Repenti semble révélatrice d’une amnésie nationale profonde. L’Algérie a-t-elle du mal à tourner la page de la « décennie noire » ?

Je ne suis pas sociologue et jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas à ma connaissance d’études vraiment sérieuses (historiques ou sociologiques) qui ont abordé la décennie noire et l’amnésie officielle qui s’est ensuivie. En ce qui me concerne, en tant que cinéaste, je ne fais qu’observer la société algérienne, ce qui me permet de raconter des histoires (fictions) qui collent plus ou moins à la réalité du moment. En 2012, au moment des « révolutions arabes » (Égypte, Tunisie, Libye), le problème de l’amnésie en Algérie remonte à la surface. On commence à en parler dans la presse.

En 1999, après les négociations entre l’armée et les « maquisards » de l’Armée islamique du salut, suivie par l’instauration de la concorde civile, alors que nous découvrons un personnage nouveau au sein de la population algérienne, le « repenti », je lis

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Nora Boudghène

Étudiante à l’École d’affaires internationales de Sciences Po Paris et diplômée de McGill University au Canada en psychologie et sciences du comportement, elle s’intéresse notamment à la politique culturelle du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

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Peut-on sortir de diagnostics rapides et univoques dès lors qu'il est question de populisme ? Si le mot est partout, sa définition et les jugements qu'il invite sont rarement mis en débat. En s'appliquant à redonner au populisme une profondeur historique, culturelle et théorique, ce dossier, coordonné par Arthur Borriello et Anton Jaëger, demande ce que ce phénomène révèle des dysfonctionnements de la démocratie. À lire aussi dans ce numéro : Notre-Dame dans la littérature, le rapport entre langage et vérité et les voyages d’Albert Camus.