Réunion du Conseil national de la Résistance, en octobre 1945, à Paris. Roger Viollet
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De nouveaux jours heureux ?

L’espoir d’une sortie de crise invite à s’interroger sur les politiques économiques à venir. Ce temps de reconstruction peut être l’occasion de mener des réformes ambitieuses, comme dans l’après-guerre, à condition que les efforts s’orientent vers les enjeux de notre temps, à savoir les inégalités de richesse et la crise environnementale.

« Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat »

Louis Aragon, « La rose et le réséda » (mars 1943)

 

La crise sanitaire s’apparente à une succession d'événements, pour certains attendus, relevant d'un surprenant manque de préparation : l’approvisionnement en masques après la destruction de la réserve stratégique, les nouvelles vagues épidémiques et désormais une campagne vaccinale aux début déroutant et à la dynamique encore incertaine. Le prochain défi, s'il ne nécessite pas de logistique aussi avancée, n’est malheureusement pas plus aisé, bien au contraire. Au lendemain de l’épidémie, c’est le redressement d’une économie déboussolée que le gouvernement devra affronter.

Relancer l’économie

Certes, des dispositifs d’urgence et de relance ont déjà été mis en place. Évalués à 7,6 % du PIB, ils manquent d’envergure au regard de nos voisins européens : 8,4 % en Allemagne, 9,1 % en Grande Bretagne et 11,1 % en Espagne

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Olivier Bos

Maître de conférences en sciences économiques à l’université Panthéon-Assas, Olivir Bos est également membre de l’Institut universitaire de France.

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Les enquêtes de santé publique font état d’une épidémie de fatigue dans le contexte de la crise sanitaire. La santé mentale constitue-t-elle une « troisième vague » ou bien est-elle une nouvelle donne sociale ? L’hypothèse suivie dans ce dossier, coordonné par Jonathan Chalier et Alain Ehrenberg, est que la santé mentale est notre attitude collective à l’égard de la contingence, dans des sociétés où l’autonomie est devenue la condition commune. L’épidémie ne provoque pas tant notre fatigue qu’elle l’accentue. Cette dernière vient en retour révéler la société dans laquelle nous vivons – et celle dans laquelle nous souhaiterions vivre. À lire aussi dans ce numéro : archives et politique du secret, la laïcité vue de Londres, l’impossible décentralisation, Michel Leiris ou la bifurcation et Marc Ferro, un historien libre.