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De 1998 à 2016, occasions ratées ?

juil./août 2016

#Divers

L’Euro de football nous intéresse parce que le football n’est pas que du sport, on le sait depuis quelques années maintenant, et Esprit s’en est fait l’écho à de nombreuses reprises. Il donne à voir un état des sociétés et, au-delà du résultat sportif, leurs solidités et leurs fragilités, de la place de l’État aux relations entre les groupes qui les composent. Partir de 1998 est une manière de mesurer le chemin parcouru et celui qu’il reste à accomplir. Car 1998 reste un repère : c’est à la fois la grande victoire sportive que l’on sait et un moment qui a donné lieu à des commentaires exaltés sur les vertus du sport dans le processus de fabrication du lien social, entendons : d’intégration des populations issues de l’immigration. Ces commentaires reviennent maintenant comme un boomerang dans un contexte où les débats sur l’identité nationale se sont imposés et où la France « black, blanc, beur » a été mise à mal après le fiasco de Knysna, en Afrique du Sud en 2010, mais aussi après l’affaire des quotas1 ou la récente polémique autour de la non-sélection de Karim Benzema en 2016.

Élargissement du cercle des winners take all

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Patrick Mignon

Il travaille sur la sociologie du sport à l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), s’intéressant notamment aux notions de performance et de spectacle sportifs. Il a notamment participé à L’histoire du sport en France : de la Libération à nos jours (Paris, Vuibert, 2007).

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Entre désir de distinction et quête d’authenticité, le tourisme a pris différentes formes au cours de l’histoire. Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Emmanuel Laurentin, interroge nos raisons de partir, quand il n’y a plus d’ailleurs où se perdre, ainsi que les effets du tourisme de masse sur la diversité du monde, des sites désertés aux grandes capitales européennes.