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Le psychodrame du football français

août/sept. 2010

#Divers

Si le comportement de l’équipe française de football en Afrique du Sud a eu un retentissement aussi disproportionné, c’est qu’il met en lumière un fonctionnement d’ensemble. Au-delà des joueurs et de l’entraîneur, il faut donc passer en revue toutes les parties prenantes visibles ou cachées de ce sport : public, encadrement, pouvoirs publics, médias, financeurs... qui ancrent la passion du football dans un maillage dense de la société.

Même s’il s’agit de football, le sang-froid est de rigueur en parlant de la Coupe du monde. Quand la France gagne, il faut échapper à l’illusion lyrique qui fait de l’équipe le miroir de la société, comme en 1998, quand l’intégration semblait célébrée par la réussite sur le terrain. Quand elle perd, comme cette année, par absence de jeu et ambiance de télé-réalité, il faut résister à d’autres surinterprétations : « la France black blanc beur a disparu, les racailles ont pris le pouvoir », ou à l’ambiance de chasse aux sorcières : au choix, Escalettes, Domenech, Anelka, etc. Tout a été dit, toutes les hypothèses ont été lancées. Essayons simplement ici de mettre en évidence des mécanismes qui, pour échapper au piège de la surinterprétation, permettent de comprendre

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Patrick Mignon

Il travaille sur la sociologie du sport à l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), s’intéressant notamment aux notions de performance et de spectacle sportifs. Il a notamment participé à L’histoire du sport en France : de la Libération à nos jours (Paris, Vuibert, 2007).

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