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Politique de la mémoire : l'interdit et la commémoration

février 2007

#Divers

Fallait-il légiférer sur l’histoire ? Fallait-il reconnaître l’esclavage comme un crime contre l’humanité ? Ces deux questions ont beaucoup agité les historiens et donné lieu à des déclarations collectives contradictoires. En menant une enquête historique sur les dispositions législatives et commémoratives concernant l’abolition de l’esclavage, on comprend mieux en quoi la continuité de notre histoire, et de la pensée républicaine, n’est pas brisée par la volonté de reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans le système esclavagiste.

Depuis le début de l’année 2005, un vif débat s’est développé sur la façon de se remémorer des discriminations ou des persécutions collectives dont la France a été l’acteur ou le témoin, ou d’en interdire la négation.

Ce débat est né de deux événements. Le vote puis la vive opposition à l’article 4 de la loi du 23 février 2005 « portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés », qui indiquait :

Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française o

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