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L’emboîtement des crises : sécurité, légitimité, influence. (Entretien)

août/sept. 2008

#Divers

Depuis 2003, l’écart entre l’Occident et le reste du monde s’est accru. La montée des nouvelles puissances, la mise en cause de nos modes de vie par les risques écologiques, l’incapacité des seuls Occidentaux à garantir la paix et la stabilité sont autant de facteurs dont les effets négatifs se renforcent.

Esprit – Nous avons vécu, en une période assez brève, des séquences très différentes à l’échelle internationale. Après la fin de la guerre froide, les relations internationales ont paru s’organiser à partir de l’idée de multilatéralisme : c’est la coopération entre les États, dans le cadre de l’Onu, qui devait prévaloir sur la scène internationale. Les attentats du 11 septembre 2001 représentent une rupture, exposant les États-Unis dans un rôle de premier plan. Vous avez parlé à ce propos d’un drame en trois actes (chute de l’empire soviétique, émergence du terrorisme global, impuissance américaine en Irak1). Comment caractériser la phase des années 2003-2006 qui témoigne de l’échec et de l’impopularité de l’intervention américaine en Irak ?

Pierre Hassner

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Pierre Hassner

Théoricien des relations internationales   Pierre Hassner s'est consacré à l'étude des relations internationales, qu'il souhaite éclairer à la lumière de la philosophie. Dans ses nombreux articles et ses ouvrages, il propose des analyses informées et originales sur l'évolution des conflits internationaux à l'époque de la guerre froide et après la chute du Mur de Berlin. Spécialiste des relations…

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