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Une révolution aux lendemains difficiles (entretien)

octobre 2009

#Divers

Bref moment d’euphorie, l’effondrement du bloc soviétique donna une issue pacifique à la guerre froide. Mais celle-ci obligea aussi à reconsidérer des questions oubliées ou contenues jusqu’alors : que devenait le projet européen ? Que pouvait-on espérer de la « communauté internationale » ? Comment faire face aux nouvelles formes de conflits et de violences non conventionnelles qui traversent les frontières ?

Esprit – L’automne 1989 semblait porteur de promesses : on sortait de la guerre froide, de nouveaux pays émancipés de la tutelle soviétique rejoignaient les nations démocratiques, l’hypothèse, chère à la pensée libérale, selon laquelle l’extension de la démocratie serait concomitante à l’ouverture au marché semblait trouver une illustration éclatante. La période charriait aussi probablement son lot d’illusions, qui ressortent bien sûr plus nettement avec vingt années de recul. Pourtant, même en se resituant dans les réflexions de l’époque, la période n’était pas unanimement optimiste. Quel était votre état d’esprit à ce moment-là ?

Pierre Hassner – Je le retrouve assez bien dans

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Pierre Hassner

Théoricien des relations internationales   Pierre Hassner s'est consacré à l'étude des relations internationales, qu'il souhaite éclairer à la lumière de la philosophie. Dans ses nombreux articles et ses ouvrages, il propose des analyses informées et originales sur l'évolution des conflits internationaux à l'époque de la guerre froide et après la chute du Mur de Berlin. Spécialiste des relations…

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