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Droits de l’homme, nationalisme et rapports de force : Tchétchénie, Kosovo, Tibet

mai 2008

Comment les gouvernements occidentaux, pris entre leurs intérêts et leurs principes, peuvent-ils différencier leurs approches diplomatiques dans ces trois situations sans céder au cynisme ?

Les gouvernements occidentaux sont, de plus en plus souvent, appelés à prendre position sur des crises et des conflits entre une nation dominante, impériale ou post-impériale, et un peuple dominé. Leur réaction met en question la conception qu’ils se font des rapports internationaux et de leur propre rôle.

Tous sont unanimes sur les trois points suivants, qui recèlent autant de dilemmes et de problèmes que de solutions. Premièrement, ils se proclament attachés aux droits de l’homme et, en même temps, à la souveraineté des États et à la stabilité des frontières. Deuxièmement, ils doivent, au niveau de l’action, gérer une tension entre les principes universels, moraux ou juridiques, qu’ils professent, et les intérêts, les alliances et les engagements de leurs propres États ainsi que les mandats de leurs propres populations, auxquels ils ont l’obligation de veiller. Troisièmement, il leur est plus facile d’arbitrer en faveur des principes quand l’oppresseur dont il s�

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Pierre Hassner

Théoricien des relations internationales   Pierre Hassner s'est consacré à l'étude des relations internationales, qu'il souhaite éclairer à la lumière de la philosophie. Dans ses nombreux articles et ses ouvrages, il propose des analyses informées et originales sur l'évolution des conflits internationaux à l'époque de la guerre froide et après la chute du Mur de Berlin. Spécialiste des relations…

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