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Les réfugiés syriens au Liban

avril 2018

Les mesures sécuritaires prises par l’Etat libanais ne prennent pas en compte les dimensions humaines et sociales de la situation des réfugiés syriens au Liban.

À partir des premières arrivées en 2011, la situation des réfugiés syriens au Liban s’est progressivement détériorée. L’un d’entre eux a raconté à l’organisation Human Rights Watch que, quand il est arrivé au Liban, les Libanais le traitaient avec égards, comme une personne qui fuit la guerre dans son pays. Il est important de noter qu’une grande partie des réfugiés syriens, surtout à Ersal, dans la plaine de la Bekaa et au nord du pays, sont arrivés au Liban à la suite de combats menés par le Hezbollah aux côtés du régime syrien. Au début donc, on assiste à un afflux de réfugiés syriens dans des régions pauvres du Liban, où ils sont bien accueillis, souvent sur la base de liens familiaux ou confessionnels existants. Malheureusement, l’inaction de l’État et le nombre croissant d’arrivées ont rendu la situation de plus en plus difficile. Depuis le début, l’État libanais est dans le déni de leur présence, refusant de regarder le problème en face ou jugeant qu’il ne va pas durer. L’État conduit une « politique de la non-politique », refuse de construire des camps. Il laisse ainsi faire les organisations non gouvernementales et les municipalité

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Rayan Majed

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Comment se fait aujourd’hui le lien entre différentes classes d’âge ? Ce dossier coordonné par Marcel Hénaff montre que si, dans les sociétés traditionnelles, celles-ci se constituent dans une reconnaissance réciproque, dans les sociétés modernes, elles sont principalement marquées par le marché, qui engage une dette sans fin. Pourtant, la solidarité sociale entre générations reste possible au plan de la justice, à condition d’assumer la responsabilité d’une politique du futur. À lire aussi dans ce numéro : le conflit syrien vu du Liban, la rencontre entre Camus et Malraux et les sports du néolibéralisme.