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La Syrie et les responsabilités occidentales

par

Esprit

octobre 2013

En Syrie, l’utilisation d’armes chimiques contre des civils le 21 août 2013 à la Ghouta, près de Damas, franchit un seuil dans la violence du régime contre sa population mais accroît aussi la confusion internationale face à la résolution du régime d’Assad. Au-delà de l’horreur cynique de cette attaque, c’est l’idée même d’une réaction internationale devant l’inacceptable qui perd du crédit après la transgression délibérée de ce qui était considéré jusqu’alors comme une « ligne rouge » dans ce conflit et plus généralement comme un interdit international majeur. Depuis cette attaque chimique, il ne s’agit plus seulement de savoir si la révolution syrienne contre la dictature du clan Assad mérite un soutien mais s’il reste une capacité dissuasive qui puisse soutenir un traité international comme le traité d’interdiction des armes chimiques. Parler, comme l’ont fait les autorités françaises, de « punition » a semblé excessif et trop improvisé pour paraître crédible, surtout après le recul britannique et la volte-face américaine, qui ont laissé le champ libre à un Poutine trop heureux de faire la leçon aux nations démocratiques.

Les armes chimiques sont des armes de terreur : elles sont utilisées

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