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Dehors, dedans. À propos de Pater, d'Alain Cavalier

août/sept. 2011

#Divers

À propos de Pater, d’Alain Cavalier. Les yeux noirs (I)

La règle du jeu est simple : c’est de parler et de se regarder dans le blanc des yeux ; et aussi d’être là encore un peu pour rendre la chose possible, mais seulement à titre de condition nécessaire, presque fortuite, car le propos est de faire son temps, de voir son visage ressembler à celui de quelqu’un à qui on n’a pas envie de parler, de ne rien regretter, pas de rester assis comme deux ronds de flanc. Ce qui veut dire, en somme, que le mourir est le but de l’existence.

J’ai beau regarder dehors, par la fenêtre que viennent chatouiller les feuilles de la glycine, le chat des voisins traverse le jardin, je ne vois pas d’autre façon de résumer le film éblouissant et plein de drôlerie qu’Alain Cavalier a réalisé de manière négligemment apprêtée, avec la discrétion du bricoleur, comme d’habitude, en compagnie de Vincent Lindon.

Un homme savamment modeste, aimant à s’observer dans la glace et à boire du bordeaux, tient une caméra à la main.

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