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Le rire du méchant

octobre 2013

#Divers

Pourquoi, dans les films, dans les bandes dessinées, « le méchant » rit-il au moment très précis où son ennemi défait est physiquement en son pouvoir ?

Le méchant, un personnage oblique

Qu’est-ce qu’un « méchant » pour un lecteur toujours enfantin tenu en haleine de page en page ? C’est un prédateur dénué de tout frein éthique, et dont les ignobles méfaits finissent par entraîner scénarios et lecteurs derrière le héros sur le chemin de la vengeance et de la justice. Le méchant a souvent un visage sinistre, lorsqu’il est représenté couvant ses forfaits dans l’ombre. Pourtant, il rit, dans certaines situations bien précises. Le moment du « rire du méchant » inscrit dans une certaine situation se répète si souvent qu’il est devenu un court stéréotype sonore (et postural) que l’on peut voir rejoué dans les cours d’écoles primaires.

Relisons la série culte Blake et Mortimer1. Le méchant principal, Olrik, et tous les méchants secondaires autour de lui, ont des traits reconnaissables : leurs s

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Véronique Nahoum-Grappe

Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue et ethnologue. Elle a travaillé sur la violence, les rapports entre les sexes, la dépendance (notamment l'alcool, voir son livre Vertiges de l'ivresse. Alcool et lien social, Descartes et Cie, 2010). Tout en s'intéressant aux lieux de violence et de privation de liberté (camps de réfugiés en ex-Yougoslavie, prisons...), elle ausculte également les petits…

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