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De l'instant à la pose. Le cinéma documentaire de Raymond Depardon

juin 2009

#Divers

Le cinéma documentaire de Raymond Depardon

Le cinéma documentaire a, depuis quelques années, repris sa place sur les écrans, et c’est une bonne chose. En contrepoint des reportages et des images d’actualité de la télévision qui ont longtemps modelé les esprits et donné du documentaire une idée parcellaire, des films différents, construits, scénarisés, travaillés, proposent une autre manière de traiter de la réalité. L’afflux d’images brutes sur le petit écran a manifestement ouvert les regards à un autre type de représentation que celui de la fiction composée, mais lui a simultanément imposé une forme sclérosante, successivement dénommée « cinéma direct », « cinéma du vécu », « cinéma de captation », toutes expressions visant un filmage sans intervention, sans montage signifiant, sans mise en scène, faisant accroire qu’il n’y avait pas de place dans la recherche du réel pour une forme affichée ou un point de vue personnalisé.

La vogue actuelle a pour résultat heureux de diversifier l’approche documentaire, la sortant de cette tyrannie du cinéma direct dans laquelle elle s’était quelque peu enlisée depuis 3 ou 4 décennies. Aux côtés

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Vincent Amiel

Universitaire, professeur à l’université de Caen, il participe à la revue de cinéma Positif et a publié de nombreux livres sur le cinéma, dont le plus récent est Joseph Mankiewicz et son double, Paris, PUF, 2010 (Prix du meilleur livre de cinéma 2010). Sans se limiter à l’histoire du cinéma, il s’interroge à travers son travail sur la place des images sur l’écran et au-delà, à la transformation…

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