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Wang Bing, paysagiste chinois

octobre 2014

#Divers

De la production chinoise contemporaine, en matière de cinéma, peu d’œuvres marquantes nous sont encore parvenues. Quelques films ponctuels, qui nous laissent deviner plus qu’ils ne l’exposent l’état du pays et de la société, quelques auteurs de fiction plus accomplis, comme Diao Yinan dont nous avons pu voir récemment Black Coal, ou Jia Zhangke dont The World ou Still Life sont parmi les grands portraits d’un pays toujours bien méconnu. Peu de chose, en définitive, si l’on considère non seulement l’immensité, mais la diversité de peuples et de cultures de cette Chine continentale.

Par contraste, les films de Wang Bing, à la fois monumentaux et minimalistes, extrêmement localisés et totalement universels, apparaissent, de loin en loin, comme les pièces d’une œuvre majeure de ce début de siècle1. L’essentiel de cette œuvre est documentaire, et pourtant elle ne cesse de frayer avec la fiction, jusqu’à cultiver, parfois, une certaine ambiguïté. De ces rapports confus2 naît la beauté étrange de ses films. Beauté formelle, plastique, des lumières et des pénombres, des cadres et des décalages, nous y reviendrons, mais beauté aussi des

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Vincent Amiel

Universitaire, professeur à l’université de Caen, il participe à la revue de cinéma Positif et a publié de nombreux livres sur le cinéma, dont le plus récent est Joseph Mankiewicz et son double, Paris, PUF, 2010 (Prix du meilleur livre de cinéma 2010). Sans se limiter à l’histoire du cinéma, il s’interroge à travers son travail sur la place des images sur l’écran et au-delà, à la transformation…

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