Épisode 3. 1945-1954 : recommencer
Régénérée par de nouvelles plumes souvent issues de la Résistance, Esprit devient après la guerre l’une des deux grandes revues françaises avec Les Temps modernes. Dans ces années deux blocs se forment à l’Est et à l’Ouest : entre les deux, Esprit se fraie un chemin.
Avec
Goulven Boudic, politiste, membre du groupe politique d’Esprit de 1999 à 2005.
Michel Winock, historien, membre du comité directeur d’Esprit de 1970 à 1977.
Jean-Louis Schlegel, co-directeur de la rédaction d’Esprit de 2016 à 2020.
Emmanuel Laurentin, journaliste, membre du comité de rédaction d’Esprit depuis 2013.
La mort de Mounier intervient à un moment de grande hésitation sur ce que doit être la ligne éditoriale de la revue, où il est dit, suggéré, à ceux qui vont hériter de la revue, que cet héritage est fragile, qu’il n’est pas fixe. Que cet héritage est surtout une série de questions et d’hésitations.
Goulven Boudic
Troupes hongroises dans Budapest, 1956. Crédit image : Adományozó / Donor / Wikimedia
Textes
« Situation du personnalisme », Emmanuel Mounier, janvier 1946
« Mais revenons au sérieux », Chris Marker, février 1947
« Les prêtres ouvriers et l’espérance des pauvres », Albert Béguin, mars 1954
« La bonne affaire Kravchenko », Albert Béguin, mai 1949
« L'affaire Rajk est une affaire Dreyfus internationale », François Fejtö, novembre 1949
« Les flammes de Budapest », Esprit, décembre 1956
Esprit. Une revue dans l'histoire
En octobre 1932, une poignée de jeunes gens rassemblés autour du philosophe Emmanuel Mounier fondent un mouvement, et avec lui une revue, Esprit. Des années 1930 aux années 2020, ce documentaire en sept épisodes retrace quatre-vingt-dix ans d’engagement intellectuel. Il évoque les évènements qui ont marqué la revue, les figures qui l’ont portée et transmise, les balises qui ont guidé sa route jusqu’à aujourd’hui.