Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Notes de lecture

Dans le même numéro

André Thomazo. La vie extraordinaire d’un homme ordinaire de Roland Huesca

décembre 2021

Ce livre raconte plusieurs histoires mais, au centre, il y a l’engagement d’André Thomazo dans l’action culturelle du Parti communiste, et ce qu’était cette dernière. Né d’« un couple de militants communistes » de Saint-Tropez, A. Thomazo (1929-2017) devient, en 1962, selon Le Maitron, directeur adjoint de l’Agence littéraire et artistique parisienne pour les échanges culturels, fondée dix ans plus tôt par Louis Aragon et Georges Soria. Ses entretiens avec Jean Miaille ont été confiés par ce dernier et la famille Thomazo à Roland Huesca, qui en a fait ce beau livre sur « un homme ordinaire ». Il y dépeint des « paysages », d’abord ceux où a vécu Thomazo, avec Saint-Tropez bien sûr, entre l’usine de torpilles et les hauts lieux rendus célèbres par les vedettes venues de Saint-Germain-des-Prés. Des paysages « affectifs » aussi, comme celui qui préside au choix du prénom André, en mémoire de Marty, emblème des mutins de la flotte française en mer Noire en 1919. Et surtout une histoire sociale, celle qui marie à l’église des parents communistes engagés ainsi que celle des débats à l’intérieur du « parti ouvrier » dans la France du xxe siècle. Thomazo avait en effet adhéré en 1944, à Limoges, aux Jeunesses communistes (l’Union des jeunesses républicaines de France). De retour dans le Var, il devint secrétaire fédéral des Jeunesses communistes. Élu à leur Conseil national lors du congrès de dé

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Nouvelles Éditions Place, 2021
160 p. 20 €

André Rauch

André Rauch, né le 13 mars 1942 dans le 4ᵉ arrondissement de Paris, est un historien français. Professeur émérite des universités, il a travaillé sur l'histoire du sport ainsi que sur celle de l'éducation et des loisirs aux XIXᵉ et XXᵉ siècles.

Dans le même numéro

Le changement climatique a donné un nouveau visage à l’idée de fin du monde, qui verrait s’effondrer notre civilisation et s’abolir le temps. Alors que les approches traditionnellement rédemptrices de la fin du monde permettaient d’apprivoiser cette fin en la ritualisant, la perspective contemporaine de l’effondrement nous met en difficulté sur deux plans, intimement liés : celui de notre expérience du temps, et celui de la possibilité de l’action dans ce temps. Ce dossier, coordonné par Nicolas Léger et Anne Dujin, a voulu se pencher sur cet état de « sursis » dans lequel nous paraissons nous être, paradoxalement, installés. À lire aussi dans ce numéro : le califat des réformistes, la question woke, un hommage à Jean-Luc Nancy, la Colombie fragmentée, la condition cubaine selon Leonardo Padura, et penser en Chine.