Notes de lecture

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Sensibilités, n° 8

mars 2021

Un dossier intitulé « Et nos morts ? » coordonné par Anouche Kunth et Clémentine Vidal-Naquet cherche à « saisir quelques façons singulières d’accueillir les morts dans la vie après eux ». Stéphanie Sauvaget y examine la thèse, vulgarisée par Philippe Ariès, d’un « déni de la mort », selon laquelle « les morts disparaissent parmi les fleurs » et qui présuppose une conception téléologique de l’histoire des consciences. George Didi-Huberman y propose que la photographie soit considérée comme « le médium par excellence de la communication avec les morts ». En s’appuyant sur le contexte mexicain, il affirme que le travail du deuil ne nous rend pas tant libres de nos morts que libres avec eux. S’ouvrant à la fiction, la revue accueille une nouvelle de Maylis de Kerangal.

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On oppose souvent science et croyance, comme si ces deux régimes de discours n’avaient rien de commun. Pourtant, l’expérience nous apprend que c’est généralement quand l’un des deux fait défaut que l’autre subit une crise. Dans le contexte pandémique actuel, l’incapacité des experts et des gouvernants à rendre compte dans l’espace public des conditions selon lesquelles s’élaborent les vérités scientifiques, aussi bien qu’à reconnaître la part de ce que nous ne savions pas, a fini par rendre suspecte toute parole d’autorité et par faciliter la circulation et l’adhésion aux théories les plus fumeuses. Comment s’articulent aujourd’hui les registres de la science et de la croyance ? C’est à cette question que s’attache le présent dossier, coordonné par le philosophe Camille Riquier, avec les contributions de Jean-Claude Eslin, Michaël Fœssel, Bernard Perret, Jean-Louis Schlegel, Isabelle Stengers. À lire aussi dans ce numéro : l’avenir de l’Irak, les monopoles numériques, les enseignants et la laïcité, et l’écocritique.