Notes de lecture

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Histoire des Turcs en France de Ségolène Débarre et Gaye Petek

juil./août 2019

#Divers

Immigration de travail entamée par un accord entre la France et la Turquie en 1965, la présence turque en France est surtout concentrée à Paris et dans une zone est, de ­Strasbourg à Clermont comprenant Lyon et Marseille. Le tableau peint par Mmes Débarre et Petek décrit une communauté partagée entre les appartenances partisanes et les identités : entre Musulmans, Alévis, Assyro-­Chaldéens et Kurdes, et, aujourd’hui, entre laïcs progressistes et partisans d’Erdoğan. À titre d’exemple, lors de l’élection présidentielle de 2014, si la moitié des Turcs de France pouvant voter s’est abstenue, 66 % ont voté pour le Premier ministre, avec un score encore plus important à Lyon, lieu de présence d’une communauté turque traditionnellement conservatrice. Signe de la diversité des Turcs de France, aux législatives de 2015, le Parti démocratique des peuples (Hdp), pro-Kurdes, obtint 29,5 % des voix. Le lecteur découvre également que le plus grand consulat turc dans le monde se trouve à Strasbourg, près du Parlement européen ; que le Conseil français du culte musulman est actuellement dirigé par Ahmet Oğras, jugé proche du Parti de la justice et du développement (A

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Le Détour, 2019
224 p. 18 €

Louis Andrieu

Etudiant à Sciences-Po Paris, cinéphile, il écrit sur le cinéma, les contenus audiovisuel et les images dans la Revue Esprit depuis 2013.

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Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?