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Notes de lecture

Dans le même numéro

Njinga. Histoire d'une reine guerrière (1582-1663), de Linda M. Heywood

novembre 2018

#Divers

Le règne de la guerrière Njinga a longtemps marqué les mémoires collectives. Qu’elle ait été la fierté nationale – pour les dirigeants d’Afrique centrale, elle est un modèle dans la lutte contre le colonialisme – ou la cible de la morgue des intellectuels européens – Hegel la décrit comme « une aberration historique » –, elle a fait l’objet de toutes les récupérations politiques. Et pour cause, sa biographie inédite embrasse l’histoire du féminisme, de l’évangélisation du continent africain, de la colonisation ou encore de l’esclavage. « L’image des Amazones vient à l’esprit, mais Njinga est plus que cela: elle ne dirige pas une armée de femmes au service d’un souverain, elle est le souverain », explique la polito­logue Françoise Vergès, qui signe la préface de ­l’ouvrage. La politique qu’a menée Njinga durant les quarante ans de son règne est un bel exemple de ce hasard transformé en destin par un choix continu, selon la formule de Paul Ricœur. Ce choix est mené sur trois fronts. Il est d’abord féministe : impavide, Njinga s’est imposée contre les hommes de son pays, son frère et les sobas (chefs locaux). Il est ensuite militaire : elle a scellé des alliances avec des peuples cannibales, s’est constitué une armée musclée pour vaincre les colons portugais, quitte à s’entendre avec les Hollandais. Il est enfin spirituel : comprenant comment profiter des dissensions interne

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
La Découverte, 2018
1 p. 22 €

Margaux Cassan

Etudiante en philosophie à l'Ecole Normale Supérieure (PSL), après des études d'histoire de la philosophie à Paris I ainsi qu'en arts du langage à l'EHESS. Margaux Cassan a été assistante de rédaction à Esprit de mai à décembre 2018, et s'intéresse tout particulièrement à la philosophie protestante, en questionnant notamment les notions de foi, de pouvoir et de puissance.…

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Si l’affaiblissement de la base sociale du christianisme en Europe est indéniable, selon le dossier coordonné par Jean-Louis Schlegel, la sécularisation transforme la foi et l’appartenance religieuse en choix personnels et maintient une culture d’origine chrétienne et une quête de sens, particulièrement sensibles dans la création littéraire. A lire aussi dans ce numéro : une défense d’Avital Ronell, un récit de voyage en Iran et des commentaires de l’actualité politique et culturelle.