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The Florida project de Sean Baker : Contrôle parental

A propos de The Florida Project (2017) de Sean Baker

janvier 2018

#Divers

« Moonee a 6 ans et un sacré caractère. » C’est en ces termes que le synopsis présente le personnage principal de ce nouveau film du réalisateur américain Sean Baker, petite fille lâchée « en toute liberté dans un motel de la banlieue de Disneyland » par une mère frivole au chômage qui enchaîne les petites combines pour payer son loyer. De cette fillette, le réalisateur dit encore qu’elle se sert « de son imagination pour tirer le meilleur de ce qu’elle a ». Ce film aurait donc pu être celui de la victoire de l’enfance sur la misère, de l’innocence sur le délabrement du monde, de la candeur sur une réalité morne et désenchantée. D’ailleurs, le générique aurait pu également le présager. Sur un mur en crépi peint en rose, un texte au lettrage digne d’une comédie musicale des années 1980 apparaît au son du tube « Celebration » chanté par Kool & The Gang. Mais la fête à laquelle nous conviait le groupe de funk en 1980 est bien finie. Le rose de la peinture n’arrive en effet pas à cacher les irrégularités sans charme de ce mur, et ce qui était autrefois un motel destiné aux nombreux touristes venus du monde entier visiter le célèbre parc d’attraction n’abrite plus que des laissés-pour-compte, dont Haley, qui laisse son enfant errer au milieu des terrains vagues et des files ininterrompues de voitures, avec pour seule surveillance celle du manager Bobby (Willem Dafoe). Elle incarne elle-même cette fin de fête. Elle, qui dut

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