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Auguste Pointelin, Sur un plateau du Jura, l'automne, 1876
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Paysages minimalistes. Auguste Pointelin à Dole

octobre 2018

#Divers

Les douces ondulations du plateau jurassien se réduiront peu à peu, jusqu’à se résumer à une seule ligne, l’horizon.

Paysagiste atypique, contemporain de Cézanne, Auguste Pointelin reste tout aussi injustement méconnu qu’un Paul Guigou (sans parler de leur prédécesseur commun, Georges Michel). Aujourd’hui, le musée des Beaux-Arts de Dole nous offre une seconde chance[1], après une première rétrospective organisée en 1993, déjà complétée en 2010 par celle du musée de l’Abbaye/Donation Guy Bardone-René Genis, à Saint-Claude, qui mettait l’accent sur l’œuvre graphique. On peut donc juger réellement sur pièces, grâce à un fascinant ensemble de cent trente œuvres, huiles sur toile ou sur bois, pastels et fusains.

Auguste Pointelin, À l’orée du bois (1874, Dijon),

 

Pointelin, qui naît en 1839, la même année que Cézanne, va profiter des acquis de la génération précédente en matière de paysage. En 1865 puis 1866, il est frappé par les toiles qu’exposent au Salon Corot et Courbet. N’ayant rien de la vigueur explosive du second, son « pays » pourtant – tous les deux sont nés dans une reculée jurassienne, lui à Arbois, le « maître-peintre » à Ornans – c’est en suivant la manière de Corot qu’il entre dans la carrière : le dessin est précis dans À l’orée du bois (1874, Dijon), le paysage est frais, baignant dans un

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