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« Porter le deuil du temps ». « Le Guépard » de Tomasi di Lampedusa

juil./août 2016

#Divers

Le chef d’œuvre du Palermitain, publié à titre posthume en 1958, associe l’accélération de l’histoire et le mouvement érotique du monde, les violences et les délices, pour « porter le deuil du temps ».

La stupéfiante accélération de l’histoire

Nous sommes à Palerme en 1860. Don Fabrizio, prince de Salina, le héros du Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa1, reçoit comme un choc l’annonce du débarquement de Garibaldi en Sicile. Astronome amateur et pratiquant volontiers l’introspection, « habitué à scruter des espaces extérieurs sans limites comme à explorer de vastes abîmes intérieurs », il se tourne, pour oublier « la stupéfiante accélération de l’histoire », vers les étoiles qui, loin des fluctuations humaines, sont « les intouchables, les inabordables ». Il rêve de pouvoir, parmi elles, « se retrouver dans ces espaces glacés, pur intellect armé d’un carnet de calculs ».

Mais il est trop attaché au monde physique par tous ses sens, donc particulièrement sensible aux vicissitudes de ce monde soumis au temps. « Nous vivons, dit-il à son chapelain, dans une réalité mobile à laquelle nous essayons

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